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Là bas, si j'y suis...
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31 décembre 2013

Un Noël Khmer au beurre salé!‏

Après plus de 2 mois de voyage intense chargée de mes 18 kilos dans le dos, la période des fêtes de fin d'année tombait fort à propos pour poser mon backpack quelques jours d'affilée!


Le hasard du chemin m'a mené jusqu'à la petite bourgade de Kampot, située sur la côte sud du Cambodge. Plus exactement à la Tiki Guesthouse, où j'ai pris mes quartiers depuis près de 2 semaines maintenant. J'y coule des journées paisibles et passe des soirées entre bretons! Les initiés comprendront...

Bref, je suis officiellement en RTB : réduction du temps de backpack!!! Je reprendrai mes pérégrinations (et la plume?) début janvier pour une destination encore inconnue... Je suis en RTB, vous dis-je!!!

Je savoure ne pas avoir à garder un oeil sur la montre pour le prochain bus ou chercher une nouvelle guesthouse pour la nuit, de pouvoir étaler ses maigres affaires et ne plus systématiquement plonger la main dans le sac, de ne pas se poser la question de ce que l'on fait le lendemain... et savoure plutôt la simplicité des journées passées à la guesthouse, qui ressemble de plus en plus à une vaste coloc' entre potes!

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Ambiance légère et conviviale pour un Noël Khmer au beurre salé!!! Entre les expats propriétaires des établissements voisins et les guests du Tiki, nous étions une vingtaine à fêter Noël dans la simplicité et la bonne humeur.

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Tirage au sort des cadeaux de Noël et heureux hasards!!! J'ai le plaisir de découvrir une mini lampe de poche (c'est vous dire si elle est petite... mais je ne doute pas qu'elle saura me servir au moment opportun!) et suis ravie de constater que le livre que je venais de terminer est revenu à Romain, fan des livres de voyages et d'aventures!
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A l'heure j'écris ces lignes, il me faut d'ailleurs rejoindre cette bande de doux dingues pour célébrer le passage à la nouvelle année! C'est donc à la faveur du décalage horaire que j'ai la primeur de vous souhaiter à tous une excellente année 2014!!! Amusez-vous bien et Chok Moi comme on dit par ici!
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31 décembre 2013

Tu reprendras bien un peu de crocodile?‏

Moi qui ne raffole pas des bûches de Noël, j'étais certaine de ne pas en voir dans les vitrines de Kampot cette année!

Ce dont je ne pouvais pas me douter, c'était le menu surprenant mais délicieux que je savourerai le soir-même, en joyeuse compagnie des autres guests, eux aussi tombés dans l'engrenage du séjour prolongé chez Tiki...

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Je dois admettre ne pas aimer les huîtres... mais avoir pourtant englouti plus d'une douzaine de celles-ci!!! Il faut dire qu'elles ressemblent plus à des coquilles Saint-Jacques qu'à nos huîtres bretonnes sacrément salées!

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Le Luclac est un plat traditionnel cambodgien, sorte de ragoût de boeuf finement haché accompagné de riz. Sauf que celui que je goûterai à Noël était à base de viande de crocodile! Cela revient à manger du poulet mais en plus tendre (parce que plus gras?!?)

Donc ni dinde ni dessert glacé cette année, mais de bien belles découvertes gustatives!

19 décembre 2013

Le Mékong suit son cours et dessine mon chemin

Après un train de (courte) nuit depuis Dali pour la ville de Kunming en Chine, j'opère ma migration hivernale vers des ciels et des sourires plus cléments. Les principes sont parfois faits pour être détournés et ces 2 heures de vol s'accordent parfaitement avec mon envie pressante de retourner à la douce harmonie du Laos... 

Aussitôt mon passeport tamponné, je savoure l'atmosphère paisible de Vientiane dont j'arpente les rues avec le sentiment d'être chez moi! J'ai plaisir à reprendre ces petites habitudes forgées lors de mes deux derniers séjours mais parviens cette fois-ci, à rester sourde au chant des sirènes du Mékong que cette ville semble souvent souffler à mon oreille... 

Je m'engouffre le soir-même dans un bus pour Savannakhet (la simple raison d'en trouver le nom joli participe au tracé de mon itinéraire!), ville toujours située sur les bords du fleuve-frontière mais plus de 400 kms (et 8 heures...) au sud de Vientiane. J'évoquerai rapidement ma misérable nuit de transport, entre une première partie de trajet à chercher le sommeil entre 2 nids de poule, et une fin de parcours épique en mini-van qui me déposera à 4 heures du mat' au milieu d'une gare routière déserte...

Les touristes délaissent souvent Savannakhet, la considérant uniquement comme une halte de mi-parcours. J'ai pourtant été surprise par le

 charme languissant de cette ville, où l'on peut se contenter de flâner dans les rues de cette bourgade hors du temps pour surprendre, au détour d'un temple discret, de vieux joueurs de pétanque ou de jeunes amateurs de "pétongue" (sorte d'équivalent du premier mais on y lance sa propre tongue!), puis saisir les derniers rayons du soleil sur le Mékong au delà duquel scintillent déjà les lumières urbaines de la Thaïlande voisine...

 

 

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'interromps cette parenthèse pour atteindre péniblement la ville de Paksé, qui présente bien peu d'intéret sauf celui d'être un excellent point de départ pour balayer le plateau du Bolaven : région verdoyante où les cascades ravient les photographes en herbe et les plantations de thé et café complètent le tableau! La location d'une semi-automatique s'impose

pour parcourir les 200 kilomètres que je souhaite réaliser en 2 jours. Mais si la conduite de l'engin est simple et plus intéressante que celle d'un scooter, la route se charge d'apporter son lot de surprises, à commencer par un clou!!! Planté au milieu de la route avant de se figer dans mon pneu arrière... Il ne me reste plus qu'à compter sur la gentillesse des Laos pour amener ma monture boiteuse jusqu'à une petite bicoque transformée en garage improvisé! La veille, au détour d'une piste poussiéreuse, cela aura été la rencontre totalement fortuite d'un ami de Paris qui m'aidera à démarrer ma bécane capricieuse!!! (cf. la photo de Michel croisant les tongues de Boris!). La route est belle, mais les arrêts sont tout aussi savoureux : le plus beau souvenir de ma dernière journée dans les environs reste la rencontre d'une jeune serveuse d'origine Kuta - une minorité ethnique présente sur le plateau - avec qui je resterai longuement échanger dans de grands éclats de rire sur nos statuts de célibataire respectifs!

 

 

 

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Tout en continuant tranquillement ma route vers le Cambodge, je débarque quelques jours sur Don Det, une des "4000 îles" formées par les méandres de la rivière. De petits coins de paradis en guise de frontière! Le temps s'arrête, la vie ne s'écoulant plus qu'au rythme du Mékong... Je quitterai parfois le hamac pour partir à l'assaut du courant et des sentiers alternatifs avec deux sacrés Suisses rencontrés en chemin!

 

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Le 14 décembre, je quitte pour de bon le Laos - parcouru en deux temps après un petit saut en Chine - pour rejoindre le Cambodge

 où le passage de frontiere est indolore. Je ne peux pas en dire autant des 15 heures de bus

 passées sur un siège cassé, apprenant la perte de mon sac en cours de route! Mais arrivée à Phnom Penh, tout s'éclaire : je retrouve Kévin sans trop de peine et récupère mon sac le lendemain! 

Phnom Penh sous la pluie donne enfin l'occasion à Michel de se rendre utile!

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S'ensuivent 4 jours d'errance fluide dans l'effervescence tranquille de Phnom Penh, authentique et contrastée, pleine de surprises et de promesses, baignée de violents paradoxes aussitôt balayés par les clapots du Mékong, dont 

les rives inspirent simplicité et douceur de vivre. À la lumière du crépuscule, moments suspendus...

 

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Des moines, toujours des moines...

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14 décembre 2013

Second chapitre laotien

Les étapes de ce deuxième volet de mon parcours au Laos, comme une parenthèse entre l'exubérance chinoise et la simplicité cambodgienne...

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8 décembre 2013

Faire sécher ses chaussettes sur mon scooter : partiellement done!

Bon, ce n'est pas tout à fait le deal de départ mais ça rentre dans la même catégorie, non?

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À l'origine, le drame s'est déroulé dans le beau lac (sans eau, ou presque!!!) de Napa, à quelques kilomètres de vélo de Shangri La, une jolie ville aux accents tibétains nichée à 3 200 mètres d'altitude...

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La balade en vélo est à couper le souffle, et dans tous les sens du terme!!!

 

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8 décembre 2013

Yunnan express

Voilà ce que donnent mes 14 petits jours passés dans la vaste région du Yunnan

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8 décembre 2013

Chinoiseries et autres anecdotes

En l'espace de 2 semaines, je n'ai parcouru qu'une petite partie du Yunnan, région située à l'extrême Sud de la Chine. Pour autant, je me permets de dresser ici la liste de quelques généralités anecdotiques : 

- bien qu'il y fasse un froid polaire, vous ne trouverez ni chauffage ni cheminée, seulement des poêles à bois... et des lits chauffants diablement efficaces! Pour les sceptiques, cela consiste en une sorte d'alèse reliée à une télécommande, pas assez puissante pour chauffer une pièce mais qui agit comme une véritable bouillotte tout au long de la nuit! C'est bien parce qu'il me faut faire attention au poids de mon sac que je ne me suis pas laissée tenter chez Carrefour!

- quand on vous propose un verre d'eau, celle-ci est chaude. On trouve d'ailleurs des distributeurs de "boiled water" partout, dans les guesthouses jusque dans les trains. Pratique pour se faire une dosette Nescafé ou un plat de noodles lyophilisées!

- on peut fumer partout, y compris lors des trajets de bus de 8 heures... Pour la fumeuse que je suis, c'est découvrir une époque que je n'ai (heureusement) pas connue, pour les autres, cela doit être un véritable calvaire!

- en Chine plus qu'ailleurs en Asie, on renifle, on râcle et on crache ostensiblement. Tout ce qui provient du corps doit sortir, et si possible bruyamment. On peut donc discuter avec quelqu'un tout en rotant le plus naturellement du monde! Mais j'avoue que 15 jours ici ne m'auront pas suffi pour m'y faire...

- les touristes sont nombreux en Chine, mais l'immense majorité d'entre eux sont Chinois. Il ne fut pas rare que je sois l'unique occidentale dans les rues, les transports (locaux ou pas), voire même à l'aéroport de Kunming!!! De ce fait, j'ai été l'objet d'une véritable curiosité pour les Chinois qui s'arrêtaient, me dévisageaient, lisaient au dessus de mon épaule... Cela s'appelle des séances de "white watching" qui peuvent aussi se transformer en "white shooting" : je ne saurai vous dire le nombre de photos sur lesquelles je pose à côté de parfaits inconnus!!! 

- dans la rue, les filles se tiennent par la main ou marchent bras dessus bras dessous, ce qui n'arrange rien aux embouteillages fréquents sur les trottoirs. Quoi qu'il en soit, se rentrer dedans est de mise. C'est la loi du plus fort règne en maître absolu dans la rue! On joue des coudes également dans les magasins : la notion de file d'attente ou d'ordre de priorité leur est complètement étrangère et c'est le premier qui dégaine qui remporte la partie (ne pas maîtriser le Chinois n'a sans doute pas joué en ma faveur...)

- justement, je parle aussi bien le mandarin que les Chinois parlent anglais... Alors je vous donne un petit truc quand on voyage dans ce pays où seule l'écriture des chiffres est la chose que nous avons en commun : se faire inscrire en Chinois, par les rares english speaker que l'on peut croiser, les lieux où l'on veut se rendre (train ou bus station, noms de ville, etc.). Cela permet de demander son chemin aux passants ou de se faire comprendre par les chauffeurs de taxi!

- moi qui n'étais résolument pas douée dans l'usage des baguettes, j'ai dû m'y mettre : si en Thaïlande et au Laos, on vous propose la plupart du temps des couverts, en Chine on ne vous apporte que des sticks! Il convient également de prévoir son propre matériel quand on se rend aux toilettes ou au restaurant : vous n'y trouverez ni PQ ni serviette!

6 décembre 2013

Les mots des autres

Avant de partir, quelqu'un avait parfaitement résumé mon envie de voyage par l'expression "donne du chemin à tes pieds". 

Cette idée fait écho à un extrait d'un livre que l'on m'a récemment offert, "la marche dans le ciel" de Sylvain Tesson et Alexandre Poussin, dans lequel ils tentent d'expliquer leur démarche de traverser l'Himalaya à pied. Certes, mon voyage ne relève pas d'un tel exploit sportif mais je partage néanmoins les mots qui suivent : 

"Ici les pas ne sont jamais perdus, chacun se pose en une offrande sur l'autel de la contemplation. Pourquoi grimper? Pour une vue, pour une image? Non, pour l'extase d'un instant, ici et maintenant. Un instant plus haut que les autres. Un sommet de béatitude, une pierre blanche dans le livre des heures."

Un grand merci à ces 2 personnes qui se reconnaîtront!

1 décembre 2013

Les Gorges du Saut du Tigre

On m'avait parlé d'un très beau trek de 2 jours à faire dans les Gorges dites du Saut du Tigre, mais compte tenu du froid qui y règne (températures négatives une fois la nuit venue) et du peu d'équipement dont je dispose (3 paires de chaussette, une polaire et un blouson imperméable), jusque dans le bus m'emmenant à Qiatou, point de départ du trek, je doutais de l'opportunité d'une telle expédition pour l'amatrice que je suis et cherchais déjà des alternatives pour parvenir au petit village situé au milieu des gorges sans trop donner de ma personne...

Mais on ne me laissera pas vraiment le choix : 2 heures de trajet plus tard, le chauffeur de bus ordonne à tout le monde de descendre et m'affirme que mon backpack m'attendra le lendemain dans une guesthouse du village niché au milieu des montagnes. J'ai alors 1 minute pour attraper mon sac de couchage et un tee-shirt de rechange (qui pourrait surtout me servir de seconde couche!) avant de voir le bus filer, me laissant en plan sur le bord de la route... Tu parles d'une alternative!!!

 

C'est donc sans préparation psychologique et surtout sans équipement adéquat (je n'ai pas parlé de mes chaussures à 20 balles achetées chez Décath... ni des bouquins et autres appareils éléctroniques que j'ai été condamnée à me trimbaler, n'ayant pas eu le temps de m'en délester avant le départ du bus) que j'entame cette randonnée de 8 heures! (certains auront aussi noté le sac à provisions corporate...)

 

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Si j'avoue avoir beaucoup ri de ma naïveté et de mon amateurisme les premières minutes du trek, cette déconvenue a rapidement été balayée devant le spectacle fascinant offert par les imposantes montagnes dressées au dessus des puissants rapides du fleuve Yangzi.

 

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Des paysages spendides et d'une grande diversité, mais au prix de sacrés dénivelés, de sentiers escarpés et de corniches qui ont provoqué chez moi quelques sueurs froides, surtout avec le vent soufflant à cette altitude...

 

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Le trek se fait le plus souvent en 2 jours, les randonneurs ayant la possibilté de dormir dans un des petits villages qui ponctuent le sentier. Motivée par la beauté de l'endroit et le plaisir d'être seule (une fois n'est pas coutume!), je parcours les trois-quarts du chemin en moins de 5h (au lieu de 6!) et savoure ma nuit dans les hauteurs, sous un ciel étoilé comme quand j'en ai rarement vu...

 

 

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Le lendemain, il ne me restera plus qu'une heure de marche (quand il en est annoncé 2... décidemment, je suis une vraie torpille!) avant de retrouver la fameuse guesthouse où mon sac à dos m'attendait sagement. Comme j'avais un peu de temps avant de prendre un bus m'amenant à Shangri La, ma prochaine destination, je décide de suivre un petit groupe de randonneurs, curieux de descendre au fond des Gorges pour voir le fleuve déchaîné d'un peu plus près. Si je ne regretterai pas d'assister à cet incroyable spectacle, ces 3 heures de marche me paraitront bien plus éreintantes que les 8 heures précédentes, car c'est bien beau de descendre au fond des Gorges, mais il faut aussi les remonter!!! 

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