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Là bas, si j'y suis...
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22 janvier 2014

May I use your bathroom, please?

Les toilettes... On pourrait écrire tout un roman sur cet équipement oh combien essentiel et pudique. Mais si sa fonction est universelle, ses déclinaisons sont multiples! 

Petit panorama des chiottes les plus improbables...

Une gouttière en guise de cuvette!

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Les toilettes les plus ambivalentes : pisser dans une gouttière tout en contemplant les pics enneigés inscrits au Patrimoine Mondial de l'Unesco...

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Des chiottes à la turque à ciel ouvert! Heureusement que nous ne sommes pas à la saison des pluies...

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Mais la palme des toilettes les plus minimalistes revient à celles fréquentées lors de mon premier voyage au Vietnam, lorsque l'on m'avait désigné une petite pièce vide ressemblant à un placard et présentant uniquement un petit trou d'évacuation parmi les dalles carrelées... Une expérience!

 

Quelques basiques cependant, partagés par tous les trônes asiatiques : 

- ne jamais jeter le papier dans les toilettes : une poubelle est toujours mise à disposition

- ne jamais s'attendre à y trouver du papier puisqu'une "douchette" est prévue à cet effet

- les chasses d'eau ne sont pas choses courantes : un seau et une casserole suffisent!

 

Je suis sûre que désormais vous regarderez différemment ce siège pas si insignifiant...

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30 août 2013

Asie du Sud-Est

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Une carte d'Asie du Sud-Est...

C'est a priori l'endroit que j'ai choisi d'arpenter pendant ces 8 mois (ou presque!) avec mon sac à dos en guise de compagnon de route. Mais le a priori a ici toute son importance car si les voyages m'ont bien appris une chose, c'est le plaisir des rencontres et la joie de l'improvisation!

Mon itinéraire se dessinera donc pas à pas, et quoi de mieux qu'un blog (qui requiert toute votre indulgence!) pour vous faire partager un bout de mon voyage et qui sait, me rejoindre... là bas, si j'y suis!!!

26 novembre 2013

The monks and me

En Thaïlande comme au Laos, les moines sont nombreux mais généralement discrets. On les remarque évidemment à leur crâne rasé et à leur toge de couleur vive (le plus souvent orange, sauf pour les femmes vêtues de blanc) mais ils restent la plupart du temps dans l'enceinte des temples (ou Wat) et lorsqu'ils se déplacent en ville, semblent se mouvoir furtivement, le pas rapide et le regard fixé au sol. Sans parler du rapport très restrictif vis-à-vis de la gent féminine : interdiction pour les femmes de rentrer dans un temple les épaules découvertes et impossibilité pour les moines de toucher ou d'effleurer une femme...

Quelle n'est donc pas ma surprise quand ces derniers viennent vers moi spontanément pour discuter!

Ce fut d'abord la femme dans le train pour Nong Khai qui me fait cadeau de son baume salvateur (cf. post précédent "la beauté du geste").

Puis dans un temple de Vang Vieng, dont je trouvais le charme et le calme singuliers, c'est un jeune moine de 19 ans qui vient à ma rencontre. Dans un anglais très correct, nous discutons à l'ombre d'un arbre mais restons aussi longuement assis l'un à côté de l'autre sans nous parler. Cet échange pour le moins particulier durera près d'une heure et en partant, Mee me demandera mes coordonnées Facebook pour que nous restions en contact!

Quelques jours plus tard à Luang Prabang, alors que je suis dans un marché de nuit qui grouille de monde et de touristes, un moine d'origine cambodgienne s'arrête à mon niveau et me propose spontanément de m'aider dans le choix du cadeau que je souhaite faire à quelqu'un! 

Enfin, alors que je cherche à photographier la pleine lune, c'est un groupe de jeunes novices qui s'approche, me questionne et accepte finalement de se prêter au jeu de la photo spectrale!

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Je ne sais ce que je leur inspire, mais cette attirance m'intrigue quelque peu...

 

 

Qui sait, je rentrerai peut-être dans 7 mois avec la boule à zéro!?!

 

 

29 juin 2014

Bon retour à Michel!

Si l'idée du retour est difficile à digérer, j'ai la chance de rentrer à Paris avec un petit bout de Kampot avec moi!!!

Léna et Fanche retournent en France pour y passer l'été et c'est totalement fortuitement que nous avons réservé quelques mois plus tôt, une place dans le même avion! Nous attérrissons donc tous les trois sur le tarmac d'Orly, reprenant doucement nos marques dans le 20ème arrondissement parisien rythmé à l'heure d'été.

Kampot represent!!!

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Les yeux qui pétillent à la vue des plaisirs simples...

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Michel retrouve enfin Matthieu qui huit mois plus tôt, a eu l'excellente idée de glisser ce discret* compagnon dans mes bagages!

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Pas le temps de se poser ou de se morfondre! On est vite happé par le tourbillon des retrouvailles, la surprise des changements opérés en son absence, le rythme cadencé de la vie parisienne, et ce d'autant que je retrouverai le chemin du bureau seulement 4 petits jours après avoir atterri...

J'aurai tout de même le temps de goûter au plaisir de retrouver les copains autour d'une bonne bouteille, remplir son frigo de (vrais!) fromages, dormir sous une couette et sur un épais matelas, se réveiller à l'odeur d'un café serré, boire directement l'eau du robinet, ne plus continuellement devoir s'éponger le front, se sevrer enfin du riz qu'on a dégusté par kilo, à toutes les sauces, à tous les plats...

Mais revenir d'une longue parenthèse asiatique, c'est également s'habituer à traverser quand le bonhomme vert l'autorise, s'endormir sans le ronron du ventilateur, ne plus compter les cris nocturnes des teckos, se réveiller avec la gorge sèche, réapprendre à se servir de sa machine à laver, ressortir les casseroles après 8 mois de street food, reporter ses talons de 8 centimètres, ne plus chercher la poubelle où jeter le papier toilette, respecter les interdictions de fumer, se rappeler qu'il existe des dimanches, regarder sa montre, et surtout se faire à l'idée qu'il fait encore jour à 18h et que le soleil ne disparaitra pas avant 3 heures... Etonnamment l'élément le plus perturbant!

Ceci étant, voilà plus d'une semaine que je suis rentrée et je n'ai toujours pas eu le courage de vider mon sac à dos...

 

* je parle de Michel et non pas de la blonde peroxydée

6 mars 2014

Point snack

Quand rester assis sur des sièges inconfortables constitue l'essentiel de votre journée et que par expérience, vous savez que vous pouvez doubler le temps de trajet annoncé, les pauses de mi-parcours sont toujours les bienvenues! 20 précieuses minutes pendant lesquelles on peut se dégourdir les jambes, soulager sa vessie, ou bien s'asseoir à la table de l'une de ces cantines installées tout au long de la route pour un iced coffee ou une noodle soup with chicken (2 000 riels ou 0,5$ pour le premier, et environ 2$ pour le second).

Lors des pauses éclairs, ce sont alors des femmes qui se précipitent à la porte du mini-van ou du bus pour proposer des canettes de red bull locale, des brochettes de viande, des oeufs cuits, des bamboos de sticky rice (ici, plus élaboré que celui que l'on trouve au Laos puisqu'ils y ajoutent du lait de coco et de gros beans), etc.

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Je ne me suis pas laissée tenter par l'aventure culinaire des brochettes de bords de route (l'absence de toilettes dans le bus est un facteur déterminant) mais par quelques snacks pour le moins originaux :

comme ces fleurs de lotus, dont on mange les graines au bon goût de noisette

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ou cette brioche à l'oeuf et à la saucisse!

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16 avril 2014

La pierre, c'est pas mon truc...

Là où nous résidions à Bali, il nous était laissé la possibilité de suivre une cooking class ou des cours de sculpture. La cuisine n'ayant jamais été mon truc, j'ai préféré m'essayer à la pierre... sans plus de succès je dois dire!

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Ce que nous étions censés reproduire?!? Une grenouille en position de prière! Mais quelle idée aussi...

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Et après 2 heures de coups de marteau et de franches rigolades, voilà le résultat...

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Autant vous dire que je ne l'ai pas prise dans mes bagages ;-)

La prochaine fois, je me mettrai peut-être aux fourneaux!

5 octobre 2013

L'invité surprise

Je vous présente Michel le Panda*, qui fera désormais partie du voyage.

Je ne doute pas qu'il fera un excellent compagnon de route et que son sourire égaiera les jours de pluie (oui, c'est aussi un parapluie!). Et puis, quelle photogénie!!!

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*merci aux copains pour cette belle attention... et ce premier défi...

6 novembre 2013

Une carte s'impose!

N'étant pas la plus douée dans le maniement d'internet et des logiciels en tous genres, c'est a partir d'une photo de mon enooooorme guide (qui couvre tout le continent sud-asiatique!) que je vous propose de suivre le décompte de mon périple réalisé en une vingtaine de jours... Que le temps passe vite!

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La première partie de mon itinéraire dans le sud de la Thaïlande :

 

 

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La suite de mon voyage en solitaire, en route vers le Nord pour atteindre le Laos :

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21 novembre 2013

Suite du parcours : le Nord du Laos

Seulement 4 villes (le plus souvent des bourgades) constituent les jalons de ce second chapitre Nord Laos.

Mais ce sont surtout les trajets pour s'y rendre qui en font les principaux attraits : que ce soient les 4 heures chaotiques de mini-van entre la folle Vang Vieng et la belle Luang Prabang, ou les 5h30 de navigation sur la rivière Nam Ou depuis la petite ville de Nong Khiaw, dans des conditions certes spartiates mais vite oubliées à la vue des pics karstiques majestueux qui se dressent sur les deux rives...

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C'est à en regretter d'avoir dû partir si vite de cette région! 

Pour la première fois depuis le début du voyage, il m'a malheureusement fallu tenir un rétroplanning afin de revenir à Vientiane à temps pour récupérer mon visa chinois et décoller le lendemain pour Kunming, la principale ville du Yunnan. Un comble après s'être rendue si proche de la frontière!!! Mais les voyages imposent parfois une drôle de logistique et dessinent ainsi leur propre logique...

 

18 mai 2014

Voyage en Cordillère...

Handicapée par mes péripéties aquatiques, je loue le lendemain les services d'un tricycle (entendez bien, il s'agit d'une sorte de side-car bricolé et coloré, et non du vélo pour gamin que j'aurais été bien incapable de manoeuvrer dans mon état!) conduit par le très prévenant Claude, qui m'emmenera au maudit viewpoint à peine aperçu la veille... Les photos parlent d'elles-mêmes : je ne regretterai pas mon escapade hors de l'hôtel!

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Le lendemain, je renouvelerai l'expérience du tricycle jusqu'à la bourgade de Bagaan, aux airs de village d'irréductibles Gaulois! Armée de mon bâton de mauvaise fortune, je me risquerai à descendre quelques marches pour aller voir d'un peu plus près ces rizières au vert hypnotique.

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Après 3 nuits à mourir d'ennui à Banaue, je prends la décision de monter un peu plus au nord de la Cordillère pour m'arrêter à Sagada, village de taille encore plus réduite que celui que je viens de quitter mais à l'atmosphère plus décontractée. Le trajet de 4 heures à travers les montagnes est d'une beauté à couper le souffle... Malgré l'inconfort d'un mini-van hors d'âge avec un genou hors d'usage, je serais bien restée plus longtemps sur cette route sinueuse aux points de vue vertigineux! Surtout qu'en chemin, je ferai la connaissance d'une adorable Polonaise vivant aux Philippines depuis 4 ans et partie pour une escapade de quelques jours dans la région.  

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Outre le squat d'excellents p'tits restos que compte cette bourgade en flanc de montagne, nous ferons une balade dans la Echo Valley pour aller voir les hanging coffins et le soir venu, nous nous inviterons à une mémorable partie de billard avec les locaux, discrètement enfermés dans une bicoque dès que l'heure du couvre-feu a sonné (il faut dire que 21h, c'est un peu sevère, non?!)

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21 juin 2014

Boucler la boucle

12 jours... C'est le temps qu'il me restait après l'expiration de mon visa Philippin. Trop court pour partir fouler d'autres contrées, trop frustrant de couper ma route en plein élan. Ca sera retour à Kampot, mon home sweet home asiatique!

Après une nuit blanche à l'aéroport de Kuala Lampur, je reviens donc à la Tiki pour filer un coup de main à Hugo, seul tout l'été pour gérer la guesthouse après le départ en vacances de Fanche et Léna. J'y retrouve mes marques et reprends vite mes habitudes : lecture au fond du hamac, mots fléchés au comptoir, apéros entre expats, fins de soirée au Madi... Les jours passent tranquillement, dans une ville particulièrement calme en cette saison des pluies.

La Tiki Guesthouse...

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... et le véritable maître des lieux : le chien Kiki!

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Des instantanés de Kampot

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La boulangerie

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Kampot a pour symbole le Durian, représenté au beau milieu d'un rond-point du centre-ville. On dit de ce fruit qu'il a l'odeur de l'enfer mais le goût du paradis... Une traversée du marché de Kampot suffit à s'en faire une idée!

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Mais la région est aussi connue pour ses Krama, écharpes à carreaux portés partout au Cambodge

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L'appel du 18 juin se rapproche à grands pas et après une dizaine de jours passés à Kampot, c'est en traînant des tongues que je quitte pour de bon le Cambodge, dernière véritable étape de mon parcours avant le grand retour...

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Mais les heureux hasards croisent une nouvelle fois mon chemin : Fanche et Léna, les 2 autres piliers de la Tiki, rentrent quelques semaines en France, et c'est sans s'être concertés que nous nous retrouvons sur le même vol retour pour Paris!!! Je quitte donc Hugo à Kampot pour rejoindre le sacré binome à Bangkok, où notre avion nous attend le lendemain. Plus de 3 mois que nous nous sommes quittés et tant d'anecdotes à échanger! A quoi bon aller se coucher quand notre vol est prévu aux premières de la journée?!?

Et comme le 1er soir de mon arrivée, tout juste 8 mois auparavant, je relève à nouveau le pari de croquer dans un scorpion grillé (on va finir par croire que je trouve ça bon!) vendu dans la festive Koh San Road.

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6 am. Bangkok. Nuit blanche. C'est parti!

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6 avril 2014

L'épreuve de la route...

Après 10 jours passés à Bali où la troupe que nous étions s'est essentiellement déplacée en taxi, les transports sur les îles Célèbes - aujourd'hui appelée Sulawesi - me remettent dans le bain!

Je reviendrai sur mon séjour dans la belle île de Bali à l'occasion d'un autre article, mais je voulais vous faire part avant de mes premiers pas en Sulawesi où j'ai débarqué il y a 2 jours.

La ville de Makassar n'est pas des plus attrayantes, surtout quand on y arrive de nuit. Je trouve un hôtel un peu creepy pour 100 000 roupies (6,4 euros) et pars immédiatement dîner en ville. Au delà du fait que nous n'étions que 2 occidentaux dans l'avion reliant Denpasar à Makassar, je réalise à quel point l'île est peu fréquentée à la grande curiosité des serveurs, hyper prévenants, qui viennent tour à tour à ma table pour échanger 2 mots contre un sourire. Cette impression sera renforcée un peu plus tard dans la ville de Sengkang où de nombreux jeunes Bugis, l'une des principales ethnies du sud-ouest de l'île, ne cesseront de me photographier car les touristes blancs ressemblent "aux stars de cinéma". Dont acte ;-)

Si l'accueil est chaleureux, la communication est loin d'être aisée. Mon indonésien se résume aux formules de politesse basiques et à quelques chiffres pratiques. Quant à leur niveau d'anglais, c'est encore pire! Pour preuve, le Mister qu'on m'assène à plusieurs reprises! Sur le coup, je me suis dit que peut-être, de dos, de loin et dans la nuit noire, mes épaules de backpackeuse avaient pu être prises pour celles d'un homme... Depuis, cela ne fait plus aucun doute : il s'agit du salut couramment distribué aux bulè que nous sommes (le mot "boulet" - dont j'assume l'orthographe - est le mot indonésien pour désigner les touristes étrangers!)

Dès le lendemain de mon arrivée, je cherche à quitter la capitale pour la ville de Sengkang, située au bord d'un lac, qui ne figure même pas dans mon guide... Ça sera mon chemin de croix!

Souhaitant me rendre à la station de bus par mes propres moyens, je monte dans un premier bémo (sorte de boîte à sardines sur roues servant de bus urbain), avant que le chauffeur ne m'en indique un second, qui lui-même m'en désignera un troisième... Après 3 bémos et une heure de transport collectif, un gamin renversé en chemin (l'enfant va bien, rassurez-vous, mais le scooter a pris la fuite!), des yeux grands écarquillés à ma vue à travers la porte ouverte du bémo, mon trajet de 4 000 roupies secrètement payé par un adorable passager auprès duquel j'ai eu un succès fou, j'arrive enfin à bon port!

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La "station" de "bus" ressemble plus à un grand terrain vague qu'à une infrastructure dédiée. C'est pourtant de là que j'embarque dans une voiture qui ne partira à Sengkang qu'une fois remplie de passagers. L'un d'entre eux me précise que le trajet ne dure que 2 heures. Mais après 6 heures de route, j'en déduirai que nous nous sommes mal compris!!! Entre temps, notre chauffeur s'exercera à la Formule 1 dans des virages de montagne en se servant de son klaxon comme d'un 3ème oeil, et ce malgré les 2 ou 3 accidents croisés sur cette route sinueuse... 

Je n'ai alors pas grand chose d'autre à faire que de me cramponner à la poignée de la portière en guise de ceinture de sécurité... et de m'en remettre au sort!

Décidemment, je plairai et intriguerai beaucoup ce jour là, car mon gentil voisin n'aura de cesse de me faire les yeux doux après avoir pris en otage ma 2ème oreillette de Mp3! Comment lui dire que je ne suis pas bonne à marier?!? En attendant, ses penchants musicaux tenderont essentiellement vers les tubes des années 90 :

http://www.dailymotion.com/video/xui49_cornershop-brimful-of-asha_music

http://www.dailymotion.com/video/x51gi_oasis-stop-crying-your-heart-out_music

Peu de temps avant la tombée de la nuit, le chauffeur pressé me déposera devant l'un des seuls hôtels de Sengkang. Celui-ci a une piscine et le breakfast included? Tanpis pour le budget! Je ne l'aurai pas démérité celui-là!!!

22 novembre 2013

Le trek des 100 cascades

Tandis que je me rendais au petit cabanon qui sert d'embarcadère au village de Nong Khiaw, je croise le chemin de Manuela, une fringante cinquantenaire polyglotte, qui me propose de me joindre à elle et à un groupe qu'elle essaie de constituer pour réaliser un trek le lendemain. N'ayant aucun programme arrêté, j'oublie rapidement l'idée de reprendre le bateau pour une autre bourgade et la retrouve le soir-même pour lui dire que je souhaite intégrer la fine équipe. Et je ne suis pas la seule, car à force de "racoler" tous les travelers croisés sur son passage, c'est à une qunizaine que nous nous retrouvons dans le bureau de l'agence!

Mis à part le fait qu'il valait mieux prendre une tenue de rechange, je ne savais pas réellement à quoi m'attendre sur la randonnée en elle-même... Et bien, je ne serai pas déçue! Après une heure de navigation sur la jolie rivière Nam Ou (un affluent du Mékong) et la traversée d'un petit village accessible uniquement en bateau, nous entamons une marche de 4 heures à travers une ribambelle de cascades. J'avoue ne pas les avoir comptées, mais le trek dit des 100 cascades est pour le moins explicite!

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J'ai donc compris pourquoi il était vivement conseillé de prendre une tenue supplémentaire! Reste que mes pompes mettront 2 jours à sécher... 

Et chaussures fermées ou pas, les sangsues trouvent le moyen de se faufiler partout!!!

Nota Bene : pour que ces pots de colle lâchent leur prise, il faut les brûler à l'aide d'une cigarette. Le sang ne cesse de couler pendant des heures mais au moins, on cesse au moins de les alimenter!

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Lors de cette journée, je fais la connaissance de Clarisse, une française exilée à Montréal depuis tellement longtemps que l'accent québecois ne la quitte pas. Son sourire non plus d'ailleurs!

On se retrouve le soir avec son cheum pour partager un plat nettement moins local qu'à l'accoutumé : poisson à la sauce aux champignons... Erreur fatale! Non seulement c'est bien le pire plat que j'ai mangé depuis le début de mon séjour asiatique, mais nous l'attendrons plus de 2h30!!! Je ne sais toujours pas s'il s'agit du rythme laotien ou d'une stratégie marketing pour nous faire consommer de la bière Lao pour patienter!!!

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29 avril 2014

Séjour en Sabah

Décidément, l'île de Bornéo laisse peu de place à l'improvisation! 

Après 5 heures de bateau, je débarque à Tawau, première ville malaisienne de ce côté de la frontière, et trouve assez vite un mini-van qui accepte de m'emmener de manière informelle à Semporna. L'archipel du même nom est réputé pour la beauté de ses fonds marins et la faune qui y a élu résidence. Compte tenu de mes récents transferts éreintants, je m'imagine bien posée sur la plage quelques jours pour entamer un bouquin et enfiler masque et tuba!

La route entre Tawau et Semporna est d'une tristesse déconcertante : plus d'une heure de palmeraies à perte de vue... Seuls les différents cycles de culture des palmiers à huile viennent rompre la monotonie du paysage!

La ville de Semporna ne présente aucun intérêt sauf celui d'être le point de départ pour un chapelet d'îles, véritables joyaux pour les férus de plongée qui doivent s'y prendre des mois à l'avance pour réserver leur place : l'île de Sipadan, très préservée, est uniquement accessible selon une politique de 120 quotas journaliers! Débarquant à Semporna en dilettante, ma déception est grande : tous les hôtels sont complets et je dois me rabattre sur une chambre dont le budget dépasse largement les 20-30 RM dont j'avais besoin sur la péninsule un mois plus tôt! Quite à payer le prix fort (140 RM, soit plus de 30 euros!), je reste le lendemain dans ma chambre climatisée à ne rien faire d'autre que bouquiner et regarder la télé! Cela fait bien 6 mois que je ne suis pas restée m'abrutir devant une émission de télé-crochet, américaine en l'occurence!

J'emprunte ensuite un petit bateau pour me rendre sur l'île de Mabul dont il est possible de faire le tour en 15 minutes à pied! La plupart des habitations, y compris le backpacker où je me trouve, sont construites sur pilotis, juste au dessus d'eaux turquoises tellement translucides que je me demande bien pourquoi j'aurais besoin d'un masque et d'un tuba! Y'a qu'à regarder ses pieds!!! 

Depuis la terrasse du backpacker, d'en face et d'en dessous!

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On se laisse vite embarquer par le paradis et je resterai ainsi sur Mabul 3 jours, durant lesquels je ferai connaissance avec 3 adorables francophones et m'essaierai à la plongée! Moi qui croyais ne pas y être autorisée (en raison d'un historique d'asthmatique), c'est encore toute surprise par cette possibilité qui m'est offerte, et donc sans préparation psychologique, qu'après un briefing d'une grosse demie heure, je descendrai (accompagnée bien sûr!) à 18 mètres de profondeur pour y observer des trumpet fish, des emperor angel fish, des barracudas, des clown fish (némo, quoi!) mais aucune tortue en vue... Tout le monde en aura croisé des dizaines pendant leur séjour, mais moi pas une seule!!! Ça en deviendra une blague récurrente entre nous!

Ceci étant dit, je serai aussi bouleversée par le contraste saisissant de cette île aux resorts 5 étoiles construits à quelques pilotis des hameaux de réfugiés philippins qui constituent 90% de la population de ce bout de rocher entouré de sable blanc... Un paradis au goût amer quand on sait les gamins d'à côté malnutris...

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Mon dernier soir sur Mabul sera marqué par une drôle de "rencontre" qui changera la suite de mon itinéraire... Tandis que nous sommes encore à l'heure de l'apéro à échanger sur les différentes espèces aperçues lors de nos plongées, un groupe de 5 militaires armés jusqu'aux dents débarquent dans notre humble backpacker... Curieuse impression qui me met immédiatement mal à l'aise... Que peuvent-ils bien faire ici?!? Et là, de m'entendre répondre :

- Tu n'as pas entendu parler des récents enlèvements?

- Euh, non...

- Deux femmes ont été enlevées sur l'île voisine il y a 15 jours et on n'en sait pas beaucoup plus depuis... En novembre dernier, c'étaient deux touristes tawanais qui se faisaient abattre...

- ?!?!?!?!?!

Après avoir creusé un peu la question, j'apprends qu'il pourrait s'agir d'actions de Philippins revendiquant le rattachement de ces îles situées au large de Bornéo. À ce jour, rien n'est clairement affiché mais je sais aussi que des pirates rôdent dans la mer des Célèbes... Va savoir donc!

J'avais prévu de partir le lendemain pour Lahad Datu où j'aurais sûrement atteint la rivière Kinabatangan difficilement : à un moment du trajet, je n'avais pas obtenu d'autre information que "attendre un changement de véhicule à un croisement" (ce qui n'était pas sans me rappeler mes galères de Sulawesi!), et faire ça toute seule en pleine nuit ne me sembla plus très opportun...

J'ai donc considéré la venue subite de ces militaires comme un signe à mon attention : en voyage, quand aucun plan précis ne guide votre route, le moindre événement peut provoquer un changement de direction. Qu'il ait s'agit de simples impressions, déguisées ou non en signes qui peuvent aussi revêtir de multiples interprétations, ce soir là, cette lecture fut la mienne! Je me rangerai donc du côté du Ministère des affaires étrangères qui déconseille fortement de se rendre sur la côte Est de Sabah ("sauf impératifs" que je n'ai pas!) et changerai mes plans pour filer directement à Kota Kinabalu le lendemain soir, à non pas 2 mais 12 heures de route de là... Pas de balade sur la rivière (du moins pas celle-ci) mais pas non plus d'attente nocturne à ce foutu carrefour où je n'aurais sûrement pas fait la fière!

 

29 janvier 2014

Le dîner improbable...

Première soirée à Saïgon marquée sous le signe des retrouvailles! Après plus de 3 mois de vadrouille et d'éphémères rencontres, aussi intenses soient-elles, c'est avec un plaisir non feint que je rejoins Mallory pour un dîner de rois (enfin de reines, quoi!) avant qu'elle ne reprenne son avion pour Paris.

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Quel confort de revoir des têtes connues et de reprendre les conversations là ou nous les avions laissées, c'est à dire à plus de 10 000 kms de là! D'autant plus que le courant est très bien passé avec Michel, mon fidèle compagnon!

31 mai 2014

Tant que ça roule...

Dès l'arrivée à l'aéroport, le ton est donné : on trouve certes des taxis (jaunes quand ils sont officiels et blancs quand ils sont plus informels, auquel cas il vaut mieux s'assurer qu'ils soient dotés d'un meter si l'on veut éviter les mauvaises surprises!) mais d'autres véhicules étranges occupent les rues encombrées de Manille. Il s'agit des jeepney, équivalent de nos bus publics à l'allure unique et colorée. Pas d'arrêt à proprement parler, seulement un itinéraire plus ou moins précis indiqué à la peinture sur les vitres de ce monstre urbain. Il faut donc prendre le jeepney en marche, s'acquitter de 8 pesos (0,12€) quelque soit le distance à parcourir, et dire au chauffeur de s'arrêter quand on le souhaite. Facile quand on connaît la ville, plus incertain quand on vient de débarquer...

À l'intérieur, 2 bancs latéraux accueillent autant de passagers qu'il le faut, tous alignés en rang d'oignons. On se raccroche alors à la barre pour gagner en stabilité après s'être fait grignoter quelques précieux centimètres carrés par son nouveau voisin... Impossible de bouger : la monnaie se passe naturellement de passager en passager jusqu'à atteindre le chauffeur installé derrière sa grille.

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Le tricycle est une autre forme de transport fréquemment utilisé à travers le pays, que l'on se trouve dans la jungle urbaine de Manille, dans les rues pentues de la Cordillère ou sur les pistes sablonneuses de Palawan. Le plus souvent motorisés, il m'est toutefois arrivé de croiser de courageux chauffeurs de tricycle à pédales, malgré des températures extérieures infernales. La pauvreté de Manille est palpable et nombre d'entre eux y travaillent le jour et y vivent la nuit...

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Le prix de la course n'est pas simple à établir. Flairant le bon chalant (le touriste, quoi!), les tarifs sont souvent

 

exagérément élevés et il faut alors tenir un discours avec un peu d'aplomb pour imposer son juste prix...

 au 

risque de voir filer le tricycle vers des

 pigeons plus conciliants!

Si les tricycles sont un moyen de transport partagé par toutes les îles des Philippines, ils prennent différentes formes selon les régions, se rapprochant souvent d'un side-car bricolé mais ressemblant aussi parfois à une capsule géante. Et comme les jeepneys, un point commun les réunit : chaque propriétaire y appose sa marque personnelle!

Parmi les attributs uniques des tricycles, on trouve parfois de curieux slogans (seulement observés dans les montagnes du nord de Luzon), le plus souvent à haute teneur religieuse... mais pas que : 

"Streets of heaven" 

"The heart won't lie" "

Loving you is paradise"

 

"Garden of Eden"... m

on préféré restant "Stay drunk, avoid hangover" *

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* pour les non-anglophones : restez bourrés, évitez la gueule de bois!

14 juin 2014

8 months wandering in Asia...

8 mois de baroudage à travers l'Asie du Sud-Est pendant lesquels j'aurai fréquenté les plages animées de Thaïlande, arpenté les campagnes rustiques du Laos, me serai frottée à la rudesse de la Chine, été éblouie par la lumière du Cambodge, fait la boucle dans le sud du Vietnam, été plongée dans le cosmopolitisme de la Malaisie, papillonné entre les îles ensoleillées d'Indonésie, galéré sur les routes de Bornéo, me serai un peu abîmée aux Philippines... avant de retourner me ressourcer à Kampot, l'endroit où je me suis sentie un peu comme chez moi!

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18 mai 2014

198 kms en 10 heures, qui dit mieux?

Sagada se résume à une rue suspendue au-dessus d'une jolie vallée où il fait bon ne rien faire quand on peut pas trekker... Pour autant, après 2 nuits passées dans un lit comme je n'en ai pas connu depuis longtemps, je m'arracherai à la fraîche et paisible atmosphère qui y règne pour rejoindre la côte et la ville touristique de Vigan.

Partie à 8h du matin, je n'arriverai à bon port que 10 heures plus tard, non sans quelques changements de véhicules et une attente indéterminée tout au long de mon parcours :

1ère étape : Sagada - Bontoc par un premier jeepney parti en avance et que nous raterons à 5 minutes! Le suivant sera le bon et mettra 45 minutes pour atteindre la ville voisine de Bontoc.

2ème étape : Bontoc - Cervantes (2h) dont le mini-van partira également avec un peu d'avance... C'est à ne rien y comprendre! Les routes sinueuses et haut-perchées ne permettent pas une grande vitesse de pointe : montre en main, il ne faut pas moins de 2 minutes pour parcourir un malheureux kilomètre...

3ème étape : Cervantes - Tagudin (2h) où nous attendrons cette fois 2h30 au bord de la route, dans l'espoir que 5 passagers supplémentaires se présentent car le mini-van ne partira pas tant qu'il ne sera pas complet! Et le chauffeur prendra le temps qu'il faut...

4ème étape : Arrivés à Tagudin 7 heures après mon départ de Sagada, nous n'avons alors parcouru que 108 petits kilomètres... J'attendrai encore une demie heure en plein cagnard avant de choper un bus sur le bord de la route pour Vigan, ma destination finale, où je ne parviendrai qu'à la tombée de la nuit. 

Vigan, classée au patrimoine mondial de l'Unesco pour ses batiments à forte influence hispanique, est une ville assez fréquentée par les touristes philippins, un peu moins par les touristes occidentaux (vu le parcours du combattant qu'il faut se taper avec les transports publics, rétrospectivement, je comprends mieux...)

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Des cyber-cafés comme j'en ai souvent connu...

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Après 2 nuits passées dans cette ville musée, je filerai sur la plage de San Juan-La Union rejoindre Ola, rencontrée dans un bus quelques jours plus tôt, et repartirai le lendemain pour Manille... mais cette fois dans sa voiture climatisée!!!

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23 mars 2014

Qui veut des glaces à la mode malaise?

Avant d'avaler votre ABC (à gauche) ou votre Cendol (à droite donc!), il ne vaut mieux pas savoir tout ce que vous trouverez dedans... Une boule de glace, de la glace pilée, du lait de coco. Jusqu'ici, tout va bien! Sauf que ces desserts populaires comportent aussi des vermicelles de riz, des beans, du maïs, de la gélatine, du sirop de rose... 

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Alors, vous reprendrez un peu de dessert?

14 juin 2014

Highlights!

Les highligts du Lonely Planet pour le continent Sud-Est Asiatique m'ont donné envie de dresser ma propre liste de préférences, non exhaustive et sans aucune notion de classement. C'est un peu les coups de coeur du Lonely Ben ;-)

 

- la quiétude et la lumière du riverside de Kampot (Cambodge)

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- la découverte du lac Napa (sans eau!) dans les hauteurs de Shangri-La, à plus de 4 000 mètres d'altitude (Chine)

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- la traversée en mer pour relier Sabang à Port Barton (Palawan, Philippines)

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- la préparation de la fête du Niepy (Bali, Indonésie)

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- la street food et les cafés dans les vieilles gargottes de Phnom Penh (Cambodge)

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- le temps suspendu sur le lac Tempe à Sengkang (Sulawesi, Indonésie)

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- la rencontre avec les grands singes à Semboja (Bornéo, Indonésie)

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- la visite du musée de la Guerre du Vietnam à Saigon (Vietnam) et du centre S21 à Phnom Penh (Cambodge)

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- les toges oranges des moines (Laos, Cambodge)

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- les rues fleuries lors de la fête du Têt (Vietnam)

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- le marché flottant de Can Tho (Vietnam)

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- les plantations de thé des Cameron Highlands (Malaisie)

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- la traverée de la rivière Batang Rejang sur le toit d'un bateau (Bornéo, Malaisie)

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- l'atmosphère si particulière des villes le long du Mékong (Laos et Cambodge)

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- la descente en bateau de la rivière Nam Ou (Laos)

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- la magie des temples d'Angkor (Cambodge)

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- les rizières en terrasse de Banaué (Philippines)

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- le sourire des enfants à Kampong Chnang (Cambodge)

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- la route époustouflante à travers la Cordillère (Luzon, Philippines)

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- la flotte du village de Mui Ne (Vietnam)

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- les spectaculaires Gorges du Saut du Tigre (Chine)

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 - la tranquilité et le ciel étoilé de Port Barton (Palawan, Philippines)

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- les reines des routes et des rizières (Cambodge)

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- l'apparition soudaine d'un éléphant domestiqué dans les montagnes du Mondolkiri (Cambodge)

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- la vision d'un Gibon dans la jungle de Bornéo (Brunei)

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- les petits déjeuners à Vientiane (Laos)

 

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- la bienveillance des moines bouddhistes (Laos, Cambodge)

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- les heureuses retrouvailles dans le dédale des 4 terminaux de l'aéroport de Manille (Philippines)

Manille avec les 4GT!!!

- les rencontres improbables aux arrêts de bus (Sulawesi, Indonésie)

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- les marchés, tous les marchés!!!

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1 décembre 2013

Les Gorges du Saut du Tigre

On m'avait parlé d'un très beau trek de 2 jours à faire dans les Gorges dites du Saut du Tigre, mais compte tenu du froid qui y règne (températures négatives une fois la nuit venue) et du peu d'équipement dont je dispose (3 paires de chaussette, une polaire et un blouson imperméable), jusque dans le bus m'emmenant à Qiatou, point de départ du trek, je doutais de l'opportunité d'une telle expédition pour l'amatrice que je suis et cherchais déjà des alternatives pour parvenir au petit village situé au milieu des gorges sans trop donner de ma personne...

Mais on ne me laissera pas vraiment le choix : 2 heures de trajet plus tard, le chauffeur de bus ordonne à tout le monde de descendre et m'affirme que mon backpack m'attendra le lendemain dans une guesthouse du village niché au milieu des montagnes. J'ai alors 1 minute pour attraper mon sac de couchage et un tee-shirt de rechange (qui pourrait surtout me servir de seconde couche!) avant de voir le bus filer, me laissant en plan sur le bord de la route... Tu parles d'une alternative!!!

 

C'est donc sans préparation psychologique et surtout sans équipement adéquat (je n'ai pas parlé de mes chaussures à 20 balles achetées chez Décath... ni des bouquins et autres appareils éléctroniques que j'ai été condamnée à me trimbaler, n'ayant pas eu le temps de m'en délester avant le départ du bus) que j'entame cette randonnée de 8 heures! (certains auront aussi noté le sac à provisions corporate...)

 

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Si j'avoue avoir beaucoup ri de ma naïveté et de mon amateurisme les premières minutes du trek, cette déconvenue a rapidement été balayée devant le spectacle fascinant offert par les imposantes montagnes dressées au dessus des puissants rapides du fleuve Yangzi.

 

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Des paysages spendides et d'une grande diversité, mais au prix de sacrés dénivelés, de sentiers escarpés et de corniches qui ont provoqué chez moi quelques sueurs froides, surtout avec le vent soufflant à cette altitude...

 

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Le trek se fait le plus souvent en 2 jours, les randonneurs ayant la possibilté de dormir dans un des petits villages qui ponctuent le sentier. Motivée par la beauté de l'endroit et le plaisir d'être seule (une fois n'est pas coutume!), je parcours les trois-quarts du chemin en moins de 5h (au lieu de 6!) et savoure ma nuit dans les hauteurs, sous un ciel étoilé comme quand j'en ai rarement vu...

 

 

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Le lendemain, il ne me restera plus qu'une heure de marche (quand il en est annoncé 2... décidemment, je suis une vraie torpille!) avant de retrouver la fameuse guesthouse où mon sac à dos m'attendait sagement. Comme j'avais un peu de temps avant de prendre un bus m'amenant à Shangri La, ma prochaine destination, je décide de suivre un petit groupe de randonneurs, curieux de descendre au fond des Gorges pour voir le fleuve déchaîné d'un peu plus près. Si je ne regretterai pas d'assister à cet incroyable spectacle, ces 3 heures de marche me paraitront bien plus éreintantes que les 8 heures précédentes, car c'est bien beau de descendre au fond des Gorges, mais il faut aussi les remonter!!! 

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13 février 2014

Objets roulants non identifiés

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Une photo récemment prise dans le bac menant a Phnom Penh, révélatrice des chargements de deux-roues les plus improbables croisés sur la route : des poulets ligotés par dizaine, des cochons par demie douzaine, des matelas, des arbres, des cubes de glace, des câbles de 10 mètres (dans le sens de la longueur, c'est mieux!), des familles entières (jusqu'à 3 gamins, c'est encore jouable!), un coffre sur lequel est juchée une femme sur laquelle est accroché un lot de chaises en plastique... A force, on ne relève même plus les incongruités rencontrées en chemin. Reste à savoir jongler avec!

 

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27 janvier 2014

Je suis ton père

Les pandas étant exclusivement localisés dans le centre de la Chine, j'ai cru qu'il serait difficile pour Michel de retrouver son papa.

Et puis soudain, au détour d'une rue de Can Tho, dans le sud du Vietnam, nous l'avons croisé!!!

Triste épilogue cependant : espèce en voie d'extinction, le papa de Michel fait désormais les poubelles... 

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Défi "Michel rencontre son père" relevé?!?

2 novembre 2013

Combien je vous dois Docteur?

Moi qui ne tombe jamais malade, c'est évidemment sur l'ile minuscule de Koh Phi Phi qu'une otite s'est déclarée, m'obligeant a me rendre là :

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dans LA clinique INTERNATIONALE de Koh Phi Phi...

Koh Phi Phi étant le paradis des poissons et des plongeurs, le médecin que j'y ai vu était heureusement rompu aux otites et autres dégats causés par les activités nautiques. Mais le comble, c'est que je crois avoir chopé cette foutue otite en faisant du toboggan sur l'ile de Koh Samui... Ca m'apprendra, tiens!

Cette consultation me coutera donc 1 000 bahts, auxquels viendront s'ajouter les 1 500 bahts d'antibiotiques...

Douce ironie quand on sait que ce sont justement les boites d'antibiotiques qui prennent le plus de place dans ma trousse à pharmacie! Mais après les lui avoir montrés, le Docteur m'affirme que ceux que j'ai ne sont pas "suffisants" pour me soigner. Bon, étant donné son mur tapissé de diplômes (trop pour être honnête?), je ne le contredis pas et achète SES médicaments...

Pour la fin de l'histoire, tout est bien qui finit bien : en 1 semaine c'était réglé!

3 novembre 2013

Phad Thai!!!

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J'ai beau être une piètre cuisinière, je sais apprécier les bonnes choses!

Dans le Phat Thai, on trouve généralement des glass noodles avec des oeufs, du tofu, des oignons, des pousses de soja, des feuilles de basilic et des éclats de cacahuètes... Et en fonction des préférences de chacun, on peut ensuite y ajouter du poulet, du porc ou des crevettes!

Un vrai délice! Ce n'est pas le plat national pour rien!

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Là bas, si j'y suis...
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