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Là bas, si j'y suis...
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5 février 2014

La fête du Têt

Le nouvel an vietnamien, calé sur le nouvel an chinois, est la fête 

la plus importante du Vietnam. La "fête du Têt" marque le début d'une nouvelle année lunaire et représente ainsi le renouveau pour tout un chacun. Elle se déroule selon les années, entre la fin du mois de janvier et la fin du mois de fevrier : en l'occurrence, le Têt a été célébré cette année le 31 janvier, date à laquelle nous sommes officiellement entrés dans l'année du cheval. 

Fêter le Têt est primordial pour les Vietnamiens qui profitent alors des 3 jours fériés (la veille du Têt et les 2 jours suivants) pour rentrer dans leur famille afin d'être présents devant l'autel des ancêtres lorsque les âmes des morts reviennent sur terre pour la seule fois de l'année, à minuit pile dans la nuit du 30 au 31 janvier. 

Religion et culte des ancêtres font parfaitement bon ménage : quelle 

que soit leur confession, chaque foyer (et établissement) vietnamien comporte un autel des ancêtres où sont disposés tout au long de l'année des bâtonnets d'encens, des coupelles de fruits, de bonbons, de riz, et toutes sortes d'objets autrefois chers aux défunts.

 

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Les préparatifs du Têt commencent une semaine avant les fêtes proprement dites : des plats spécifiques sont cuisinés, la maison est nettoyée afin d'accueillir convenablement les ancêtres et les seuils de porte sont ornés de fleurs, plus souvent rouges dans le Nord du Vietnam et jaunes dans le Sud du pays. Les rues de Saigon étaient ainsi jonchées de branches de pruniers et de fleurs de soucis, symboles de longévité, et de nombreuses boutiques proposaient de hauts paniers garnis de paquets de gâteaux et autres douceurs sucrées...

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Durant le Têt, il est de coutume de donner de l’argent aux enfants dans de petites enveloppes rouges et or, que l'on retrouve quelques jours plus tard éventrées et dispersées au gré des rues, tels les cailloux du Petit Poucet... Il n'est pas rare

 non plus de croiser un dragon dansant au rythme du tambour et des cymbales, ouvrant grand sa gueule pour y recevoir la précieuse enveloppe cartonnée...

 

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Parmi les autres rituels,

le premier visiteur de l'année revêt une importance cruciale puisque c'est lui qui déterminera la bonne ou mauvaise fortune de la famille pour le reste de l’année. Il vaut mieux avoir un statut jugé respectable ou un nom à la signification favorable avant de franchir le pas de porte de son voisin! Une Vietnamienne m'illustrait cette coutume pour le moins originale (et subtile!) par la venue systématique d'un enfant de son entourage prénommé Money, ainsi censé apporter prospérité à son foyer pour le reste de l'année... 

Le premier jour de la nouvelle année ayant une grande influence sur son déroulé, il est aussi vivement recommandé de ne p

as crier, pleurer ou casser de vaisselle ce jour là... 

Certains travaux manuels sont même bannis pour s'épargner trop de peine et de labeur les 364 jours restants!

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L'agitation des rues, alors débordant de monde et de couleurs, me fera digérer les mauvais aspects de cette célébration partagée par TOUS les Vietnamiens : hôtels complets, bus pleins à craquer, flambée des prix, établissements fermés (qu'il s'agisse de restos ou de musées), et ce pour une période comprise entre 3 et 10 jours selon les vacances de chacun. 

Chúc mừng năm mới !!!

 

 

 

 

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27 janvier 2014

Y'a pas que grand mère qui sait faire du bon café!

Ceux qui me connaissent bien savent à quel point je suis caféinophile... Je m'étais donc préparée psychologiquement à me passer de ce précieux carburant pendant les quelques mois de mon périple. Il n'en sera rien, du moins pas autant que je le pensais!

Si la Thaïlande est bel et bien le pays du sachet Nescafé 3 en 1 (café/sucre/lait lyophilisé), les autres pays indochinois parcourus jusqu'à maintenant proposent ce même breuvage sous des formes qui me conviennent nettement mieux :

Le plateau du Bolaven, dans le sud du Laos, est réputé pour produire des grains de café parmi les meilleurs au monde. Introduit par les français au début du XXème siècle, sa production a ensuite largement décliné lors de la guerre du Vietnam (cette région du sud du Laos fut parmi les plus bombardées...) avant de regagner progressivement ses lettres de noblesse. Malheureusement pour moi, cet onéreux et excellent cru n'est pas celui que l'on nous sert dans les cafés, justement...

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L'un de mes meilleurs souvenirs de Phnom Penh reste les 2 heures passées dans un café à observer le spectacle qui s'y jouait : les Khmers s'y retrouvent notamment pour jouer à la loterie vietnamienne, ce qui est illégal ici mais les gains les 

plus juteux ne connaissent pas de frontière! Vous aurez sans doute noté que j'étais la seule femme de l'assemblée... Est-ce pour cette raison que j'ai été à plusieurs reprises sollicitée pour leur souffler des "lucky numbers" ? Quant à savoir s'ils sont devenus depuis millionnaires...

 

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Dans ce genre d'établissement, on ne sert que du café (chaud ou glacé, ma révélation de l'année!), ou presque : le "iced coffee" est systématiquement accompagné d'un thé chaud à verser sur les glaçons une fois le café terminé. J'admets que de voir le thé servi dans un verre renversé m'a laissé un peu perplexe au début... Pour avoir l'air moins con, démonstration :

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Le café est préparé dans une sorte de "chaussette" servant à l'origine de filtre mais dans laquelle est accumulé le marc des services précédents (jusqu'à un certain point, cela va de soi!). Son goût est fort mais adouci par l'arôme chocolaté. Et aucun doute qu'avec le tour de bras de ce vieil homme, les saveurs étaient savamment dosées!

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Quant au Vietnam, le café est souvent servi avec le filtre posé à même le verre. Il ne reste alors plus qu'à compter les gouttes!

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18 avril 2014

Dada Indonesia!

Après un mois passé en Indonésie (et pas un jour de plus car cela coûte la bagatelle de 20$ par jour supplémentaire, sans compter qu'il vaut mieux éviter de se frotter aux autorités locales tristement connues pour leurs abus et leur corruption), je dois admettre que je suis soulagée de naviguer vers d'autres horizons. D'autres horizons, c'est vite dit puisque je suis actuellement dans le bateau pour rejoindre la région de Sabah, toujours sur l'île de Bornéo mais de l'autre côté de la frontiere, à 4 heures de navigation. Je sais que la partie malaisienne de l'île est nettement plus fréquentée que Kalimantan, son équivalent indonésien, et pour la première fois je ne rechigne pas à retrouver d'autres bulè ! Cela fait près de 10 jours que j'ai quitté la région touristique du Toraja, dans le centre de la Sulawesi, et je n'ai depuis croisé aucun touriste. Et pour cause! Une partie de mes journées consiste à organiser mon départ pour la prochaine destination, le système de transport pouvant se résumer à un mot : galère...

Le fait d'être seule touriste ne me pose pas de problème en soi, si ce n'est que depuis mon départ de Bali, je peux compter sur les doigts d'une main les personnes pouvant baragouiner des mots d'anglais! Et mon indonésien se résumant essentiellement aux termes culinaires, difficile de tirer des renseignements utiles auprès des locaux. Quant à mon guide, il ne couvre pas cette partie du pays! Bref, galère...

Le fait d'être une femme voyageant seule est par contre ambivalent : les gens sont naturellement plus prévenants que si j'étais un homme ou accompagnée, mais les sollicitations sont permanentes, et à force je dois dire harrasantes... Les "Hello Mister" qui me faisaient tant sourire au début accompagnent désormais chacun de mes pas, l'entendant crié parfois de l'autre bout de la rue jusqu'à temps que je réponde, avant d'être repris par le prochain passant situé 2 mètres plus loin, et ainsi de suite...

Une jeune femme originaire de Sulawesi s'était vivement étonnée que je me sois rendue à Pare Pare, ville réputée dangeureuse (faut-il encore le savoir!) où il n'y a rien à faire sauf y prendre le bateau. C'était justement la raison pour laquelle j'avais précipitamment quitté Rantepao par un bus de nuit afin d'embarquer dans le prochain ferry pour l'île de Bornéo qui, je venais de l'apprendre, ne passe que 2 fois par mois... Ce fameux bus de nuit me laissa à 1h30 du matin au bord de la route, dans cette grande ville déserte que je ne connaissais pas. Forcément, je ne me suis pas sentie très a l'aise, mais quitte à trimer avec mes 20 kgs sur le dos à la recherche d'un hôtel, j'ai préféré refuser les propositions des ojek (conducteurs de moto informels qui vous amènent n'importe où contre un petit billet) pour rester maître de mon chemin, un brin hasardeux je l'avoue! A situation exceptionnelle (quoi que...), idée peu ordinaire : me voilà à m'arrêter à la station de Police pour leur demander l'adresse d'un hôtel! J'apprendrai plus tard, de sources locales, que c'est la pire chose à faire en Indonésie : pour éviter les ennuis, ne jamais se rendre auprès des autorités ici corrompues jusqu'à la moelle. Cela revient à se jeter dans la gueule du loup!

Alors cette jeune femme avait peut-être raison quand elle affirmait que quelqu'un devait veiller sur moi, car aussitôt après avoir eu cette idée saugrenue, un énième ojek s'arrête à mon niveau et me tend son téléphone. Au bout du fil, un dénommé Octa, seul english speaker de la ville qui débarque dans la minute et se propose de m'emmener dans un hotel. J'accepte de le suivre, guidée par mon intuition qui vaut tous les guides touristiques. Et une fois encore, celle-ci ne m'aura pas trompée : non seulement il m'aidera à trouver un hôtel, rares dans cette ville et surtout fermés à cette heure avancée de la nuit, mais il me trimballera le lendemain de boutiques en écoles, à la rencontre de ses jeunes élèves à qui il enseigne l'anglais quelques heures par semaine. De jolis moments et de très belles rencontres, voilà donc les souvenirs que je garderai de ce coupe-gorge!

Le 13 avril, j'embarquais comme prévu dans le ferry pour Balikpapan, ville située sur la côte sud-est de Bornéo, au terme d'une traversée de 16h. Et là, c'est la claque! Je suis la seule blanche à bord parmi les 2 500 passagers qui sont à dormir à même le sol des jours durant (le bateau étant parti de Makassar au sud de la Sulawesi et se rendant à Tarakan, au nord de Kalimantan). 

J'ai alors l'impression de vivre un remake du Titanic, le garçon et le glaçon en moins! Je ne peux pas passer inaperçue et encore moins me débarrasser de ce sentiment de culpabilité, aussi vain soit-il... Pour la première fois depuis 6 mois, je ressens un véritable malaise et finis par limiter mes sorties sur le pont afin d'éviter les regards pas aussi sympathiques que ceux croisés jusqu'à maintenant...

Je serai soulagée d'arriver à bon port mais les galères de transport ne seront pas pour autant derrière moi. Bornéo est décidément une île qui se gagne!!!

L'un des premiers réflexes quand on arrive quelque part est de s'enquérir des moyens pour en partir. D'autant que je n'ai pas envie de dépasser ma durée légale de séjour en Indonésie, censé prendre fin 6 jours plus tard. Balikpapan est une grande ville tournée vers l'exploitation malheureuse des richesses du sol de Bornéo (charbon et pétrole, merci Total!) où aucun touriste ne s'arrête : les hôtels sont remplis de businessmen et je ne vois pas l'ombre d'une agence me permettant de m'extraire de la big city pour aller découvrir les beautés naturelles de l'île. Les transports eux aussi sont limités : aucune route ne mène jusqu'à la région de Sabah, en Malaisie, et le seul bateau qui s'y rend part le jour de mon expiration de visa pour plus de 30h de traversée... Je vais encore devoir recourir à un montage complexe de moyens de transport et m'asseoir sur mon principe de ne pas prendre l'avion!

Je m'arrache donc les cheveux pour éviter de prendre des vols faisant escale à Kuala Lampur ou Jakarta (ce qui serait un vrai non-sens puisque je veux seulement me rendre au nord de Bornéo!!!) et trouve la combinaison alternative suivante : vol direct d'une heure pour la petite ville de Tarakan, en Indonésie, puis 4 heures de ferry (régulier, je me suis renseignée!) pour Tawau de l'autre côté de la frontière...

J'en suis là. Je viens de quitter Tarakan pour Tawau, non sans connaître d'autres péripéties : un chauffeur de taxi qui m'annonce qu'il n'y a pas de bateau, un autre qui m'indique qu'il part bien à 11h30 le lendemain... Prévoyante, je quitte l'hôtel 2 heures avant l'heure indiquée, prends unmo pour le port qui s'avère ne pas être le bon et apprends par la même occasion que le départ pour Tawau est prévu à 10h, c'est-à-dire dans 10 petites minutes... Quelle poisse! Et il me faut en plus passer par le bureau de l'immigration!?! F***!!! Mais grâce à une rencontre heureuse et fortuite, je parviens à me hisser dans le bateau peu après 10h, pour un départ effectif qui n'aura lieu qu'une heure plus tard...

Forte de ces récentes galères de transport, je compte bien rester avisée pour les 2 mois qu'il me reste à passer dans cette région d'Asie où se déplacer n'est décidément jamais une sinécure...

26 novembre 2013

Casse-tête chinois : suite et fin!

Après une nuit écourtée dans le sleeping bus me ramenant de Luang Prabang à Vientiane (notamment en raison de la panne d'un bus qui se trouvait juste devant le nôtre et qu'il a fallu secourir pendant près d'une heure), me voilà de retour à la capitale à peine 2 semaines après l'avoir quittée.

Je croyais le plus gros des formalités derrière moi, mais c'était sans compter mon étourderie...

Après un bon café et un croissant au beurre (si, si!), c'est pleine d'entrain que j'enfourche mon vélo pour me rendre à l'Ambassade de Chine située à une demie heure de pédale du centre-ville. J'arrive confiante au guichet, heureuse de récupérer enfin mon passeport après 2 semaines de voyage clandestin... Je sors la liasse de papiers censés me permettre de récupérer ce sésame pour l'Empire du Milieu, sauf qu'il semble me manquer un minuscule papier rose attestant des 32$ dont je me suis pourtant acquittée quelques jours plus tôt! Et ce ne sont ni mes sourires ni mes supplications qui changeront quoi que ce soit à l'affaire : on ne contourne pas les règles du gouvernement chinois aussi facilement!

Il est alors 10h30 et l'ambassade ferme ses portes pour le week-end dans une heure!!! Je remonte sur mon fidèle destrier et bats des records de vitesse jusqu'à la dite banque, malgré un vélo trop petit pour moi et un jean qui me colle à la peau en ces heures de grand cagnard... 

Même sous le coup de la panique, je parviens à me faire comprendre et obtiens rapidement une copie de ce fichu bout de papier qui, soyons honnêtes, doit se trouver dans un endroit improbable de mon backpack... C'est peut-être parce que ce dernier ne cesse de grossir depuis le début du séjour, contrairement à moi! 

Des litres de sueur plus tard, je me trouve à nouveau devant le guichet de l'ambassade (dont le chemin n'a désormais plus de secret pour moi) et croise les doigts pour que ce trajet ait été le dernier.

 

 

A 15 minutes de la fermeture des portes, je sors enfin soulagée, mais resterai sur mes gardes d'ici mon vol de demain : les autorités chinoises me réservent peut-être encore d'autres surprises!

 

17 mai 2014

Défi bière relevé!

Alexandra, pour ne pas la nommer, m'avait lancé le défi de retenir toutes les marques de bières bues au cours de mon voyage. Tant qu'il ne s'agit pas d'en compter le nombre de litres...

À un mois de mon grand retour, je déclare le défi clos (je ne découvrirai surement pas d'autres pays d'ici les prochaines semaines...) et amplement relevé! Voici donc la liste exhaustive de ce breuvage aux vertus si rafraîchissantes sous une température ambiante frôlant souvent les 40 degrés! Oui, j'ai comme eu l'envie de me justifier en jetant un oeil à la longueur de la liste ci-dessous...

 

En Thaïlande

- Chang beer

- Shinga

- Leo

 

Au Laos

- Tiger

- Beer Lao

- Larue

 

En Chine :

- Tsin Tao

 

Au Cambodge :

- Angkor

- Cambodia

- Anchor

Sachant que pour ces 3 premières, il était possible de gagner une canette gratuite (voire un scooter!) en prenant soin de regarder le symbole qui se trouvait sur la languette! Ça s'appelle de l'incitation à la consommation, non!?!

- Klang

- Kingdom

Ces 2 bières sont celles proposées à la Tiki GH... On peut dire que j'en reconnaîtrais le goût entre 1 000 (bon, disons 10!)

 

Au Vietnam

- Hanoi

- Saigon Green or Red

Non, je n'égraine pas les noms des villes où je suis allée. C'est juste que chacune d'entre-elles à sa propre bière! 

 

En Malaisie

- Skol

Mais pas toujours évidente à trouver dans les établissements de ce pays à forte composante musulmane...

 

A Bali (Indonésie) : 

- Bintang, qui porte le même nom qu'un grand supermarché...

- Bali Hai

 

En Sulawesi (Indonésie) :

- Anker

- Draft beer (c'est le nom de la bière qui n'est justement pas servie en pression... va comprendre!)

 

Dans le Kalimantan (Indonésie) : 

- Je retrouve ma chère Bintang!

- mais dois me contenter dans certaines villes d'une Heineken au tarif exorbitant : se rendre dans un hôtel de luxe, c'est parfois le prix à payer pour boire de l'alcool en pays musulman...

 

Les 2 provinces malaisiennes de Bornéo :

- Tiger

- Tsing Tao

Bref, que des bières d'importation. Cf. infra!

 

A Brunei :

Forget about it!!!

 

Aux Philippines :

- San Miguel

- et la fameuse Red Horse à 6,9%... en partie responsable de ma mise en condition le premier jour de mon arrivée!

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13 novembre 2013

Casse-tête chinois...

À peine mon passeport tamponné et un premier pas posé de l'autre côté du pont de l'amitié, qui relie la Thaïlande et le Laos, je saute dans un tuk-tuk en direction de l'ambassade de Chine de Vientiane pour de nouvelles formalités de visa... Il est alors 15h et je crains que les services de l'ambassade ne ferment une heure après, me laissant en plan pour le week-end puisque nous sommes vendredi!

La route est longue et le coin paumé. C'est l'occasion de partager de bons moments avec une des femmes assise à côté de moi, qui s'extasie sur mes lunettes de soleil et demande a tirer sur la cigarette que je viens d'allumer. Je suis un vrai animal de curiosité pour cette femme adorable et souriante avec qui seuls quelques gestes et sourires suffisent pour échanger.

Mais quelle déconvenue une fois arrivée devant les hauts murs de l'ambassade : l'office n'est ouvert que de 9h à 11h30!!! Moi qui croyais les chinois bosseurs, je constate qu'ils n'ont rien à envier aux 35 heures ;-) Sauf que je n'ai plus un baht en poche (j'ai filé tout ce qu'il me restait pour négocier un lift jusqu'ici) et que je n'ai pas encore pu retirer de kip (la monnaie laotienne)! J'essaie de faire comprendre au chauffeur de tuk-tuk qu'il me faut impérativement remonter à son bord, quitte à ce qu'il me dépose n'importe où dans le centre-ville de la capitale (que je connais pas encore!) mais je ne peux pas rester dans ce quartier désert de toute activité seule avec mon gros backpack!?!  A force de sourires et d'un peu d'humour, il finit par comprendre ma situation et accepte de me déposer (gratuitement donc) dans le centre de Vientiane.

Le soir même, je rencontre un couple de français installés à Hanoï, venus ici pour renouveler leurs visas vietnamiens (sauf dans le cas de la Chine et du Vietnam, il suffit souvent de franchir une frontière!) et qui tout comme moi, doivent patienter jusqu'à lundi matin pour l'ouverture des bureaux de l'ambassade... Nous ne nous quitterons pas du week-end, passant d'agréables moments autour d'un verre, d'un plat local ou d'un jeu de cartes! A notre décharge, si l'atmosphère de la capitale est agréable, elle présente bien peu d'intérêt touristique. Et j'avoue que de poser mon baluchon pour quelques jours et rester simplement attablée à discuter pendant des heures comme je pourrais le faire à Paris, me repose sacrément l'esprit!

Pour la suite de mon parcours du combattant, je m'échine les jours suivants à réunir tous les documents exigés par l'ambassade :

- passeport (qu'ils garderont jusqu'à la délivrance du visa, me laissant voyager au Laos pendant 10 jours sans ce précieux sésame!)

- copies du permis de conduire (qu'ils ne me demanderont finalement pas)

- assurance de voyage

- extrait du compte en banque

- preuve de l'exercice d'une activité professionnelle (douce ironie que de reprendre contact avec sa RH lors d'un congé sabbatique!)

- billet aller-retour vers et depuis la Chine (moi qui ne voulais rien prévoir et limiter les déplacements aériens, je suis obligée de m'assoir sur mes principes!)

- une réservation d'hôtel

Sans compter les 4 pages de formulaire administratif à remplir une fois arrivée à l'ambassade...

Je pense avoir été bonne élève (après 3 jours d'arrachage de cheveux!) et finis par recevoir l'acquiescement des autorités chinoises... à condition de passer l'ultime formalité : payer 32 US $ dans une banque chinoise située à l'autre bout de la ville! J'enfourche mon vélo pour cette dernière étape de mon tour de Vientiane, pressée de sortir de ce labyrinthe adminsitratif...

Nous sommes mardi et on m'assure alors que je pourrai récupérer mon passeport et mon visa vendredi prochain. Sauf qu'après avoir déjà passé 4 jours a Vientiane, je préfère continuer ma route vers le Nord et y retourner dans une dizaine de jours, juste avant de prendre mon envol pour la Chine. Et puis mes adorables frenchies s'en vont aussi. Je prends donc un mini-van le soir même pour la ville de Vang Vieng, à 4h d'ici, et embrasse chaleureusement mes deux compagnons de route (ou mes piliers de table en l'occurrence!) dont, qui sait, je recroiserai peut-être le chemin!?!

7 novembre 2013

La beauté du geste

Dans le train de nuit pour Nong Khai, une femme que je présume être moine (cheveux rasés et toge blanche) s'approche de moi, pose sa main sur ma jambe et, avant même que je comprenne son intention, dépose un baume sur une des nombreuses piqûres qui parsèment mes mollets... La minute suivante, elle a sauté hors du train alors en arrêt dans la ville d'Urat Thani, me laissant un sourire pudique et ce baume qui soulagera instantanément mes blessures de guerre contre les insectes. C'est à peine si j'eus le temps de la remercier!!!

Cachées toute la nuit derrière nos rideaux du train couchette, nos regards se sont à peine croisés pendant ces 10h de trajet. Pourtant, elle a remarqué... et c'est le plus simplement et généreusement du monde qu'elle m'a offert son aide. A 7h du mat', il ne m'en fallait pas plus pour me troubler...

 

27 mars 2014

Quand le dollar est roi...

La monnaie cambodgienne est le Riel mais la plupart des prix sont exprimés en Dollars. Il faut avouer qu’avec une telle inflation, on parlerait déjà en millions pour un montant inférieur à 200€ !!! Pour autant, les Riels sont toujours en circulation et s’échangent volontiers contre le cher billet vert. Ils correspondent en quelque sorte aux centimes pour toutes les sommes inférieures à 1$ puisque l’unité américaine (la monnaie universelle ?!?) vaut précisément 4.000 Riels.

Ce double système de monnaie demande au début une sacrée gymnastique d’esprit !

Quand au Vietnam, ils conservent leurs précieux Dongs malgré une inflation tout aussi forte : quand on sait que 29.000 Dongs valent environ 1€ (ou 21.000 Dongs pour 1$), on ne compte plus les zéros contenus dans son porte-monnaie !!!

Ainsi, une chambre au Cambodge vaut entre 3$ (pour un dorm) et 10$ (pour une chambre avec salle de bain) soit des tarifs à peu près équivalents à ceux pratiqués au Vietnam (entre 150 et 250.000 Dongs). Le paquet de cigarette de la célèbre marque au Cow-boy s’achète environ 1$ (4.000 Riels ou 30.000 Dongs) et la bière coûte selon les pays 4.000 Riels (1$) ou 30 000 Dongs (1€). Pour le même prix, on peut manger une assiette de Phô (les pâtes vietnamiennes) dans la rue mais le même plat servi dans un restaurant revient souvent à 3 fois plus cher.

21 septembre 2013

Ce que je ne vais pas regretter

La tyrannie des horaires matinaux

La première question épineuse de la journée : jean ou jupe?!? (avec 5 tee-shirts pour 8 mois, l'indécision ne sera pas de mise)

La cuisine (ça ne bousculera pas mes habitudes!)

Les attachés-cases du 8ème arrondissement

La voix de Simone (les usagers de la SNCF comprendront)

Les paquets de clope à 7€

Le froid (bon ça, c'est un peu salaud de ma part...)

 

21 septembre 2013

Ce qui va me manquer...

mon bodum (il va falloir que je me fasse aux dosettes Nescafé...)

les plateaux de fromage (nooon!!!)

du VRAI pain (nooooooooon!!!!!!!!!)

les chaussures à talon (ça n'aurait pas de sens, on est d'accord?!?)

les verres de Chardonnay du lundi (et du mardi, et du mercredi, et du... bon, demain, j'arrête!)

les parenthèses des cours de théâtre

mon bôôô canapé (sacrément mérité après une année passée le cul par terre!)

les dimanches à traîner sur mon balcon

les pauses clopes entre collègues (si, si!)

les heures passées au téléphone (je ne citerai pas de nom, les intéressés se reconnaîtront)

les traquenards à la Cale Sèche ou au Mary Suzy (deux styles, deux ambiances!)

 

11 juin 2014

Les plus...

Le plus souriant : Philippines

Le plus rude : Chine

Le plus excessif : Thaïlande

Le plus balisé : Vietnam

Le plus galère : Bornéo

Le plus exigeant : Brunei Darussalam

Le plus touchant : Cambodge

Le plus religieux : Bali

Le plus cosmopolite : Malaisie

Le plus urbanisé : Vietnam

Le plus rural : Laos

Le plus lumineux : Cambodge

Le plus fleuri : Vietnam, pendant la fête du Têt

Le plus dévasté : Bornéo

Le plus bruyant : Chine, talonné par le Vietnam!

Le plus téléphage : Chine

Le plus pimenté : Thaïlande

Le plus sale : Chine

Le plus anglophone : Philippines

Le plus francophile : Laos

Le plus "Nobel" : les lits chauffants chinois!

La plus belle arme : l'autodérision

La plus belle erreur : l'impatience

4 septembre 2013

Alors, cap ou pas cap?

Pour remplir mon emploi du temps de ministre, je vous propose ici de me lancer de petits défis (plus rigolos que salauds, hein!*) que j'essaierai de réaliser - photos à l'appui - au cours de ces quelques mois d'oisiveté!

Alors, à vos claviers!!!

*pour les défis alimentaires, merci de vous abstenir : je ne mangerai ni insecte ni viande de chien, c'est ma fibre Brigitte Bardot!

5 mai 2014

On se fait à tout!

- Les glaçons dans la bière

- La "Vache qui rit" en guise de fromage

- Le café au lait condensé sucré

- La margarine... Le beurre, ils ne connaissent pas (alors salé, n'en parlons pas!)

- Les plats épicés

- Les repas sautés, sans parler des breakfasts qui me sont si chers...

- Les baguettes, celles avec lesquelles on mange et non pas celles que l'on mange...

- Le réveil aux aurores par le chant des coqs

- Les cafards et les rats. Une habitude, vraiment!

- Les chiottes à la turque qu'on devrait rebaptiser à l'asiatique!

- Les douches froides sans pression

- Porter un même tee-shirt 4 jours de suite

- Les lessives toutes les 3 semaines accueillies comme de véritables cadeaux de Noël! 

- Les problèmes de connexions internet

- Les réparations au scotch

- Dormir à 30 degrés avec le bruyant mais salvateur ventilateur en guise de berceuse

- Les nuits qui n'en sont pas lors des trajets nocturnes

- Les horaires de transport variables selon des amplitudes plutôt larges (à +/- 2 heures, quoi!)

- Les compagnies aériennes blacklistées...

- Conduire un scooter ou traverser les rues où les règles sont : pas de règle!!!

- Les changements de frontière et de devises. Une formalité!

- Les indications approximatives, quand elles ne sont pas contradictoires...

- Les harcèlements des vendeurs ou des chauffeurs qui cherchent à obtenir une commission

- Les négociations, fermes mais cordiales

- Les regards et sourires amusés des locaux à notre passage (quand on ne se fait pas prendre en photo!)

- Les raclements de gorge, les crachats et autres éternuements à même les doigts

- Le langage des signes, parfois unique moyen pour se faire comprendre

- Les moments de solitude

- Les autres voyageurs qu'on a apprécié mais qui ne sont, par définition, que de passage...

- Les attentes interminables dans des endroits improbables

- Les changements de plan de dernière minute

- Consacrer 1 heure par jour à la recherche d'un hébergement ou d'un transport quelconque

- Marcher sous 40 degrés avec 20kg sur le dos...

- Se demander ce qu'on fout là et trouver la réponse quelques minutes plus tard dans un simple sourire... Tout est là!!!

27 janvier 2014

Une nouvelle salve de défis!

Je n'ai pas le droit de me plaindre, ayant moi-même fait l'appel aux défis... Mais certains sont plus inspirés que d'autres! Voilà donc une nouvelle liste de challenges, et pas des moindres, postée par l'un d'entre vous :

1- Michel rencontre son père (en chair et en poils)

2- Apprendre une recette au lait de coco (à mettre en pratique à Paris!)

3- Manger des fournis appelé Roger (polyrbachis ricins Rogers)

4- Démonstration de gymnastique chinoise de bon matin!

Ben, y'a plus qu'à!

21 novembre 2013

La sérendipité, ou l'art des heureux hasards!

Après un mois de voyage, comment résumer ces premières semaines passées en Thaïlande?!? Peut-être par une rencontre faite à Bangkok, à peine 24 heures après mon arrivée...

Si je n'ai aucun plan précis depuis le début de ce périple au long cours, j'avais quand même dans l'idée de me rendre assez vite au Laos en suivant la ligne de chemin de fer qui remonte au Nord, jusqu'à la frontière. Et puis une bière prise au retour de la gare, la rencontre de deux filles débordant d'enthousiasme, une folle soirée nous entraînant jusqu'au petit matin, et ma décision était prise : je les suivrai dès le lendemain à Koh Pha-Ngan pour participer à la Full Moon Party, véritable institution de la fête qui se déroule tous les mois sur cette île du Sud de la Thaïlande.

Ce n'est certes pas la première direction que j'aurais prise, mais les rencontres ne sont-elles pas l'essence meme des voyages? 

D'ailleurs, au gré de ces périgrinations dans les iles du sud (les nombreux "Koh" qui ponctuent mon itinéraire), nous en ferons beaucoup d'autres :

- à Koh Pha-Ngan, des américains passionnants avec qui nous passerons une soirée mémorable sur notre plage du bout du monde (parce qu'uniquement accessible en bateau!), sans compter la présence de Cheeky et Teddy, deux employés Thai totalement délurés qui apporteront un peu de piment à notre séjour!

- à Koh Samui, un groupe de français avec qui nous avions déjà partagé notre première soirée à Bangkok...

- Cécile et Samson, déjà croisés à la Full Moon Party quelques jours plus tôt, avec qui nous passerons le plus clair de notre temps sur cette jolie et décontractée ile de Koh Lanta. 

Suivront l'île photogénique de Koh Phi Phi, où une expédition d'une journée en bateau nous permettra d'accéder à de petits coins de paradis... puis l'affreuse Phuket qui me semble réunir (tout comme Koh Samui, mais à une autre échelle) les pires aspects du tourisme en Thaïlande : l'exposition du tourisme sexuel en toute impunité et des occidentaux venus faire leur beurre (pardon, commerce!) à l'autre bout du monde sans la moindre volonté d'intégration...

Et puis après avoir partagé d'incroyables et d'improbables moments avec mes deux acolytes (des nuits blanches de Bangkok à Koh Pha-Ngan, en passant par du toboggan dans la jungle, des galères de transport ou des conversations jusqu'à des heures avancées de la nuit), il était temps pour moi de reprendre mon backpack en solo et tracer ma route vers le Nord pour enfin rejoindre le Laos... avec plus de 20 jours de retard sur mon "plan" initial (cela n'étonnera pas ceux qui me connaissent bien!).

Je passerai ensuite 3 jours dans la jolie ville d'Ayuthaya, ancienne capitale de l'Empire jusqu'à sa mise à sac par les Birmans. Il y règne une ambiance de petite ville de Province, parsemée de temples des temps anciens et dont les activités sont entièrement tournées vers le fleuve qui l'encercle. Et bien qu'il ait s'agit de mes premiers pas de baroudeuse solitaire, je me suis alors rendue compte à quel point il était aisé de faire des rencontres et garde notamment un excellent souvenir d'une soirée passée à discuter avec une rock-star Thai, venue en "retraite" dans cette petite ville située à 2 heures des folies nocturnes de Bangkok!

Depuis Ayuthaya, j'expérimenterai le voyage en train pour rejoindre en une nuit Nong Khai, dernière ville avant la frontière Lao symbolisée par le paisible et majestueux Mékong... Que ce nom sonne doux à mon oreille... Et à l'heure où j'écris ce post, je me trouve toujours sur ses rives, après avoir franchi cette fois le pont et le poste frontière!

Rétrospectivement, débuter ce voyage par la Thaïlande avait du sens : l'heureux hasard de rencontrer Miryam et Sabrina dès mon premier jour à Bangkok m'aura permis un long détour par ce beau pays, où l'idée de parcourir un "bout du monde" avait justement germé il y a tout juste 5 ans, lors de mon premier séjour en Asie. La boucle est désormais bouclée!

 

31 octobre 2013

Kho Lanta, ça se gagne!

Pour rallier l'île de Koh Lanta depuis l'île de Koh Samui (je devine que "koh" signifie "île" en thaïlandais!), il nous aura fallu :

- prendre un taxi pour nous emmener à l'embarcadère

- monter dans un bus... avant d'en descendre 100 mètres plus loin pour embarquer dans un ferry (si, si!) 

2 heures de navigation plus tard, nous rejoignons le continent où s'enchainent encore : 

- un bus   

- une attente d'une demie heure au bord de la route...   

- un mini-van pour parcourir une dizaine de kilomètres  

- un autre mini-van

- une nouvelle attente d'une heure dans un endroit désert et anonyme...   

- un troisième mini-van   

- le passage de 2 bacs (ce qui nécessite à chaque fois de monter et descendre du véhicule!)   

- un larguage en beauté à l'embarcadère de Koh Lanta par le chauffeur du mini-van, visiblement pressé de finir sa journée

- un tuc-tuc (prononcé "touc-touc", sorte de "pousse-pousse" à moteur) pour nous emmener jusqu'a un hôtel où poser nos sacs, décidément bien trop lourds pour ce genre d'exercice...

Résultat des courses : un départ à 6h30 du matin pour une arrivée nocturne sur l'île de Koh Lanta... Et on a même pas gagné de totem!*  

 

* référence à la fameuse emission qui porte le même nom...

4 septembre 2013

Vous avez dit préparation?!?

Plus le départ approche, moins je le prépare...

Une vie active - de surcroît à Paris - nécessite évidemment de se plier à quelques formalités, mais une fois le passeport renouvelé, l'appart sous-loué et mes employeurs informés, toutes les contraintes sont levées! Et ne comptez pas sur moi pour m'en fixer de nouvelles... 

J'envisage ce périple comme une itin-errance, à l'image d'un flotteur qui naviguerait au gré des courants, des rencontres et des envies! Ne s'attendre à rien mais tout prendre sur son chemin. Suivre ses intuitions et ne pas toujours être raisonnable. Etre libre et savoir contourner les obstacles.

A quelques jours du départ, voilà mon unique programme!

1 novembre 2013

Mon périple dans le sud de la Thailande

A défaut de carte, un condensé de mon itinéraire dans les îles du sud de la Thaïlande : 

16 octobre : Bangkok (visite du Grand Palace et balade dans la ville à la recherche de la gare dans l'optique de me rendre rapidement au Laos... Tu parles! C'était sans compter la rencontre de 2 sympathiques backpackeuses que je suis maintenant depuis 15 jours!)

19 octobre : Koh Phangan (pour la full moon party! suivie d'un séjour sur une plage aux airs de bout du monde...)

22 octobre : Koh Samui (à éviter : une île peuplée de fétards australiens et un tourisme sexuel qui saute aux yeux...)

26 octobre : Koh Lanta (pour une ambiance plus décontractée)

29 octobre : Koh Phi Phi (des paysages somptueux qui ont servi de décor au fameux film "La Plage" : pics karstiques, plages de sable blanc, mer turquoise et poissons multicolores... J'ai trouvé le jardin d'Eden!)

31 octobre : Phuket (à découvrir dès demain!)

8 décembre 2013

Chinoiseries et autres anecdotes

En l'espace de 2 semaines, je n'ai parcouru qu'une petite partie du Yunnan, région située à l'extrême Sud de la Chine. Pour autant, je me permets de dresser ici la liste de quelques généralités anecdotiques : 

- bien qu'il y fasse un froid polaire, vous ne trouverez ni chauffage ni cheminée, seulement des poêles à bois... et des lits chauffants diablement efficaces! Pour les sceptiques, cela consiste en une sorte d'alèse reliée à une télécommande, pas assez puissante pour chauffer une pièce mais qui agit comme une véritable bouillotte tout au long de la nuit! C'est bien parce qu'il me faut faire attention au poids de mon sac que je ne me suis pas laissée tenter chez Carrefour!

- quand on vous propose un verre d'eau, celle-ci est chaude. On trouve d'ailleurs des distributeurs de "boiled water" partout, dans les guesthouses jusque dans les trains. Pratique pour se faire une dosette Nescafé ou un plat de noodles lyophilisées!

- on peut fumer partout, y compris lors des trajets de bus de 8 heures... Pour la fumeuse que je suis, c'est découvrir une époque que je n'ai (heureusement) pas connue, pour les autres, cela doit être un véritable calvaire!

- en Chine plus qu'ailleurs en Asie, on renifle, on râcle et on crache ostensiblement. Tout ce qui provient du corps doit sortir, et si possible bruyamment. On peut donc discuter avec quelqu'un tout en rotant le plus naturellement du monde! Mais j'avoue que 15 jours ici ne m'auront pas suffi pour m'y faire...

- les touristes sont nombreux en Chine, mais l'immense majorité d'entre eux sont Chinois. Il ne fut pas rare que je sois l'unique occidentale dans les rues, les transports (locaux ou pas), voire même à l'aéroport de Kunming!!! De ce fait, j'ai été l'objet d'une véritable curiosité pour les Chinois qui s'arrêtaient, me dévisageaient, lisaient au dessus de mon épaule... Cela s'appelle des séances de "white watching" qui peuvent aussi se transformer en "white shooting" : je ne saurai vous dire le nombre de photos sur lesquelles je pose à côté de parfaits inconnus!!! 

- dans la rue, les filles se tiennent par la main ou marchent bras dessus bras dessous, ce qui n'arrange rien aux embouteillages fréquents sur les trottoirs. Quoi qu'il en soit, se rentrer dedans est de mise. C'est la loi du plus fort règne en maître absolu dans la rue! On joue des coudes également dans les magasins : la notion de file d'attente ou d'ordre de priorité leur est complètement étrangère et c'est le premier qui dégaine qui remporte la partie (ne pas maîtriser le Chinois n'a sans doute pas joué en ma faveur...)

- justement, je parle aussi bien le mandarin que les Chinois parlent anglais... Alors je vous donne un petit truc quand on voyage dans ce pays où seule l'écriture des chiffres est la chose que nous avons en commun : se faire inscrire en Chinois, par les rares english speaker que l'on peut croiser, les lieux où l'on veut se rendre (train ou bus station, noms de ville, etc.). Cela permet de demander son chemin aux passants ou de se faire comprendre par les chauffeurs de taxi!

- moi qui n'étais résolument pas douée dans l'usage des baguettes, j'ai dû m'y mettre : si en Thaïlande et au Laos, on vous propose la plupart du temps des couverts, en Chine on ne vous apporte que des sticks! Il convient également de prévoir son propre matériel quand on se rend aux toilettes ou au restaurant : vous n'y trouverez ni PQ ni serviette!

19 novembre 2013

Kip the change!

La monnaie laotienne est le kip, tellement sous le coup de l'inflation que l'on y trouve uniquement des billets : de 1 000 kips (soit 10 centimes d'euros...) à 100 000 kips (donc 10 euros si mes calculs sont exacts). Avec ces liasses de billets, qui se ressemblent tous à mon grand désespoir, on peut se procurer :

- une grande bière Lao (660 ml) pour 10 000 K

- un bon plat local pour 20 ou 30 000 K

- une chambre spartiate (mais avec "salle de bain" privée) pour environ 50 000 K

- 4h de trajet chaotique en mini-van pour 70 000 K (Vang Vieng - Luang Prabang ou Luang Prabang - Nong Khiaw)

- une location de vélo pour 10 000 K

- un massage traditionnel Lao pour environ 50 000 K

- un paquet de cigarettes pour 15 000 K quand il s'agit d'une grande marque ou moitié moins pour des clopes locales... mais c'est aussi un peu selon la gueule du client : à titre d'illustration, dans une petite échoppe, une vieille femme comprenant aussi bien l'Anglais que je parle le Lao, me demande seulement 4 000 K pour un paquet, jusqu'à ce que son petit fils à peine agé de 12 ans ne s'interpose et m'en demande le double... Cette petite anecdote m'aura au moins permis de connaitre les prix pratiqués pour les locaux et ceux destinés aux touristes!

7 novembre 2013

en Thaïlande...

- on roule à gauche! Et l'on peut être à 3 sur un scoot sans porter de casque!!!

- toutes les terres appartiennent au Roi... sauf dérogation royale (ce qui rassurera les promoteurs!)

- les Lady Boy sont nombreux (et les apparences réellement trompeuses) et très bien acceptés en Thaïlande. On aurait des leçons à prendre!

- il y a massages... et massages... Ai-je besoin d'être plus précise?!?

- les expressions courantes tels que "bonjour" ou "merci" ne se terminent pas de la même façon selon qu'elles sont prononcées par une femme ou par un homme. Par exemple : "merci" se dit "kob koon kha" si l'on est une femme et "kob koon krub" dans le cas inverse! Sans compter cette tendance a faire traîner les fins de phrases... qui nous a valu l'échange de quelques sourires amusés! Kob koon kaaaaaaaaa! ;-)

- l'écriture Thai est très belle et l'on remarque assez vite que très peu d'espace sont utilisés dans une phrase. Et pour cause : les mots s'ecrivent à la suite sans discontinuer et les espaces marquent uniquement un changement d'idée!

- laThaïlande est en grande majorité bouddhiste sauf dans les îles du sud, toutes proches de la Malaisie, où l'on compte quelques mosquées et où la plupart des femmes sont légèrement voilées

- le mot "koh" signifie "île", mais Koh Phuket est tellement étendue que sa dénomination officielle a été récemment changée pour "Phuket" seulement

- les Thai sont hyper connectés! C'est à m'en donner des complexes, moi qui galère avec mon blog et ma tablette... Si les connections se trouvent un peu partout (y compris aux arrêts de bus!), les ordinateurs dans les cybercafés se font plus rares, á mon grand désespoir...

- les "7/11" et autres "Family Mart" font le bonheur des touristes et des noctambules : ces petites supérettes où l'on trouve de tout, sont ouvertes 24/24 et sont tellement nombreuses qu'elles servent souvent de repères quand on demande son chemin!

26 octobre 2013

Des prix imBAHTables...

La monnaie thaïlandaise est le Baht, dont le cours m'échappe aussitôt (100 bahts équivalaient à 2,5 euros environ le jour de mon arrivée à Bangkok) une fois quelques précieux repères trouvés :  

- pour se sustenter, rien de tel qu'un Phat Thai (50 B) - plat local à tomber par terre - accompagné d'une Chang Beer (90 B) et on s'est rempli la panse pour moins de 4 euros!

- le paquet de cigarettes coûte entre 60 et 100 Bahts, soit environ 2 euros... ce qui n'aide pas à diminuer sa consommation! 

- selon le degré de confort souhaité, une chambre d'hotel à Bangkok revient entre 250 et 700 Bahts par nuit... avec le risque, pour les budgets les plus serrés, de ne pas etre toujours seule dans la chambre : les blattes s'invitent parfois sans prévenir!

- la location d'un scooter est d'environ 200 Bahts : moins de 5 euros pour jouer les easy riders. Oh yeah!

 

PS : le calcul mental n'étant pas mon fort, n'hésitez pas à me dire si mes conversions ne sont pas bonnes. Cela pourrait meme me rendre service! ;-) 

 

3 novembre 2013

Echanger des boucles d'oreille : done!

Comme demandé par Tiphaine, j'ai offert les jolies boucles d'oreille qu'elle m'avait confectionnées à Myriam et Sabrina, deux personnes que j'estime infiniment et qui ont beaucoup compté pour moi, et ce dès les premiers pas de mon périple pas si solitaire que ça!

L'avantage des boucles d'oreille, c'est que les deux font la paire, tout comme ces deux minettes rencontrées fortuitement à Bangkok ;-)

Alors merci à Tiph pour cette jolie idée!

Et un excellent voyage à mes deux baroudeuses préférées!!!

26 novembre 2013

Ras le bol de riz!

Après 3 jours passés en Chine, je devrais avoir honte de tenir ces propos, mais j'ai besoin d'extérioriser le trop plein de... Chinois!!!

A Kunming, où j'ai débarqué le 23 novembre dernier, j'ai pu me rendre compte (à une échelle réduite!) ce que pouvait bien être le tumulte des cités chinoises. La capitale du Yunnan ne compte "que" 1 million d'habitants mais elle déborde déjà d'une foule compacte, de lumières omniprésentes et d'un bruit incessant...

Mes premiers pas ont été laborieux mais j'avais heureusement un guide précieux, Martin, rencontré à l'auberge de jeunesse et déjà familier de ces codes qui me sont étrangers, depuis plus d'un mois qu'il baroude dans ces contrées. J'étais donc avertie qu'un certain nombre de pratiques pourraient m'étonner. Quant à s'y faire, c'est une autre paire de manche...

Aussitôt arrivée, je m'échine à apprendre quelques rudiments : les classiques bonjour, merci, aurevoir, oui, non... C'est peine perdue : non seulement la prononciation est tellement particulière que je ne me fais pas comprendre (j'entends partout des tsé, dsé, dj, ch, ssss que je parviens difficilement à distinguer!) mais pour être franche, ils n'en ont rien à carrer!!! Les formules de politesse ne font visiblement pas partie des préceptes chinois... Cela se mesure également à leur propension à te passer systématiquement devant : que ce soit dans une échoppe ou un restaurant, ils joueront des coudes sans vergogne pour se faire servir en premier, et ce même si le tiroir de la caisse enregistreuse est déjà ouvert pour recevoir tes précieux Yuans...

En parlant de coudes, il les faut aussi bien serrés pour se frayer un chemin sur les trottoirs et les routes bondés. La seule règle qui vaille entre piétons : se rentrer dedans! Quant aux véhicules motorisés ou pas, ils font en sorte de se faire entendre continuellement, et ce même à l'arrêt!!! Impossible de décrire la cacophonie qui règne dans les rues, entre les klaxons, les alarmes et les vendeurs de tous bords qui racolent le chaland à l'aide de mégaphones...

Après 2 jours d'urbain (à ne pas prendre dans tous les sens du terme, donc!), je suis partie hier soir vers l'ouest pour la ville de Lijang, classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Dans le train de nuit, je discute longuement avec l'adorable Weijie Lee qui, chose assez rare pour être soulignée, connait quelques mots d'anglais. Il insiste même pour m'accompagner dans ma recherche d'une guesthouse le lendemain matin! Cette gentillesse vient s'ajouter à mes premières impressions de Lijang, plutôt positives : une petite bourgade (300 000 péquins seulement, une broutille!) caractérisée par une architecture authentique, baignée dans une jolie lumière matinale et empreinte d'une atmosphère de montagne (2 400 mètres d'altitude et des températures qui fleurtent avec le zéro une fois la nuit tombée).

Sauf qu'il n'était que 8h du matin lors de mon arrivée... Et quelques heures plus tard, je ne reconnais déjà plus les lieux : des touristes partout (exclusivement chinois, je n'ai croisé aucun blanc de la journée!), des rez-de-chaussées uniquement occupés par des magasins de souvenirs dans lesquels les vendeurs sont endormis derrière leur comptoir ou crient à tue-tête leurs slogans marketing, des chansons qui tournent en boucle et des concours de percussions à chaque coin de rue (je n'ai toujours pas compris pourquoi tant de magasins proposent ce genre d'instruments!)... Je n'ai paradoxalement fait abstraction de cet environnement bruyant qu'en me perdant dans les dédales du marché situé à l'extrémité de la vieille ville...

Bref, ce soir, je fais de la résistance : j'ai commandé un plat de pâtes (et non de nouilles!) et un verre de vin rouge!!! Ça ne sera pas de trop avant de retrouver ma chambre non chauffée...

6 décembre 2013

Les mots des autres

Avant de partir, quelqu'un avait parfaitement résumé mon envie de voyage par l'expression "donne du chemin à tes pieds". 

Cette idée fait écho à un extrait d'un livre que l'on m'a récemment offert, "la marche dans le ciel" de Sylvain Tesson et Alexandre Poussin, dans lequel ils tentent d'expliquer leur démarche de traverser l'Himalaya à pied. Certes, mon voyage ne relève pas d'un tel exploit sportif mais je partage néanmoins les mots qui suivent : 

"Ici les pas ne sont jamais perdus, chacun se pose en une offrande sur l'autel de la contemplation. Pourquoi grimper? Pour une vue, pour une image? Non, pour l'extase d'un instant, ici et maintenant. Un instant plus haut que les autres. Un sommet de béatitude, une pierre blanche dans le livre des heures."

Un grand merci à ces 2 personnes qui se reconnaîtront!

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